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08/07/2015

Kouri, Dorothée Werner

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En février 1950, une rescapée d'un camp de la mort traverse la France et l'Allemagne en train pour aller témoigner au procès de deux anciennes gardiennes du camp.

Cette femme, surnommée Kouri par les résistants, est Germaine Tillion. Ce voyage sera l'occasion pour Kouri de replonger dans son passé et de se confronter à ses souvenirs du Monde Noir qu'elle ne parvient pas à regarder en face. Ce grand plongeon dans ces malheurs passés qui la poursuivront jusqu'à la fin de sa vie sont nécessaires puisqu'ils lui permettront de faire un choix. Les deux anciennes gardiennes du camp sont jugées pour avoir tranché la tête de prisonnières de camp. Kouri les croit innocentes de ces actes barbares en particulier mais elle sait également qu'elles en ont commis bien d'autres. Alors que faire ? Témoigner contre ces deux femmes qui ont recommencé leur petite vie tranquillement après la guerre, comme si de rien n'était? Les faire condamner pour un crime qu'elles n'ont pas commis et venger enfin, leurs victimes de toutes les autres horreurs qu'elles ont commises dans le camp? Ou alors défendre coûte que coûte la vérité quitte à ce que ces deux monstres soient relâchés? Opter pour la vérité n'est-ce pas trahir tous ces morts ? Mentir n'est-ce pas trahir ce pour quoi ces femmes ont cherché à survivre dans cet Enfer, c'est-à-dire trahir ce besoin de crier haut et fort la vérité et de dénoncer le sort qu'elles ont subi ?

Kouri sait que son témoignage pourrait faire basculer le verdict. Le lecteur plonge dans son esprit qui tente de résoudre ce dilemme en se remémorant certains épisodes de sa vie en Afrique lorsqu'elle était ethnologue, puis ces terribles moments dans les camps avec sa mère et enfin la libération et le retour à une vie dite normale mais qui ne le sera plus jamais. Kouri revoit ses chers disparus; son père décédé lorsqu'elle était enfant, sa nourrice, sa mère et ses amies mortes dans les camps mais aussi l'homme qui l'a trahie ou les bourreaux du Monde Noir.

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Ce roman est un long monologue qui s'inspire de faits réels mais qui n'est pas une biographie de Germaine Tillion. J'ai trouvé qu'il était plutôt difficile de débuter le roman. La forme peut surprendre puisqu'il ne se passe presque rien dans ce roman: les pensées vont et viennent et le lecteur les suit uniquement. Je crois que j'ai également mis du temps à accrocher à ce roman pour une cause qui lui est extérieure: j'avais envie de découvrir un peu plus la vie de Germaine Tillion récemment inhumée au Panthéon mais en ce début de vacances cette lecture était grave et peu légère. Le style de Dorothée Werner est très beau. Une fois que l'on s'est plongé dans le début du roman, la suite se lit avec beaucoup de plaisir. Enfin, l'auteur pose des questions primordiales et qu'il est important d'avoir à l'esprit tout au long de notre vie sur le courage face à des événements extraordinaires, la justice et le plus souvent l'échec de la justice face à la barbarie, l'insoumission, la lâcheté, l'honneur, la fidélité à soi même et aux siens et le devoir de vérité et de mémoire.

Je remercie Babelio et les éditions JC Lattès pour cette lecture enrichissante ! 

Fanny

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26/06/2015

Les confessions de Mr Harrison, Elizabeth Gaskell

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Charles vient passer quelques semaines chez son vieil ami le docteur Harrison. Il rencontre l'épouse de son ami et leur bébé. Le premier soir de leurs retrouvailles, Charles demande à Will qui deviendra plus tard Frank (ce roman a été publié en feuilleton dans les journaux et au fil des chapîtres Elizabeth Gaskell a oublié le nom de son héros) de raconter comment il a rencontré son épouse. Will narre à son ami son arrivée à Ducombe, petit village de l'Angleterre, et toutes ses péripéties matrimoniales.

Le début de son récit n'est pas sans nous rappeler le début d'Orgueil et préjugés: "Il était une fois un fringant jeune homme à marier" courtisé par toutes les dames des environs lors de son arrivée. Le jeune médecin londonien s'installe avec une veuve sans le sou qui doit tenir sa maison et travaille avec Mr Morgan, un vieil ami de son père. Dans un village où une majorité de dames vit, les potins se répandent comme une traînée de poudre.

De quiproquos en malentendus, le héros va être confronté à des promesses de mariages qu'il n'a pas faites, à des colères de père dont il n'a pas cherché à séduire la fille et au mépris de vieilles filles qui n'ont pas la langue dans leur poche.

Tous les rebondissements du roman rappellent l'intrigue d'une comédie théâtrale. Ce court roman d'Elizabeth Gaskell est plaisant à lire mais n'est pas inoubliable.

J'ai aimé retrouver l'ironie de l'auteur mais elle est moins présente que dans Cranford. Le portrait des commères de villages et des règles de bienséance entre les hommes et les femmes est très intéressant. Nous sommes parfois désespérés pour notre héros et il est effrayant de voir comment le moindre mouvement de gentillesse ou d'attention d'un homme pour une femme pouvait avoir des conséquences catastrophiques pour ce dernier.

Pour conclure, j'ai bien aimé ma lecture mais j'ai tout de même été déçue de ne pas retrouver la qualité de Nord et Sud ou de Cranford. Cela doit s'expliquer par les conditions de l'écriture du roman rédigé rapidemment pour être publié dans un journal.

Fanny

Lu dans le cadre du mois anglais chez Martine, Cryssilda et Lou !

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24/06/2015

Rebecca, Daphné Du Maurier

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Maxim de Winter, marqué par la mort de son épouse, tente d'oublier ses malheurs à Monte-Carlo pendant que Madame Van Hopper  se repose avec sa dame de compagnie, la narratrice et l'héroïne du roman. Madame Van Hopper tombe malade et son absence permet à Maxim de Winter d'inviter pour des promenades en voiture ou des repas la jeune et modeste dame de compagnie. Sur un coup de tête, Madame Van Hopper veut partir pour les Etats-Unis avec sa femme de compagnie alors que celle-ci est tombée amoureuse de Maxim au fil de leurs rencontres. Il lui propose de choisir entre suivre Mme Van Hopper en Amérique ou de l'épouser et de vivre à Manderley.

Sans le connaître réellement, la narratrice épouse Maxim et devient la maîtresse du domaine de Manderley alors qu'elle n'avait jamais rien possédé de sa vie. Cette demeure est remplie de secrets et l'époux est bien plus énigmatique que prévu. La nouvelle Madame de Winter souffre de timidité et ne parvient pas à s'imposer comme la maîtresse de maison. Le fantôme de l'ancienne Madame de Winter, Rebecca, se dresse entre le couple et entre la narratrice et les domestiques. Rebecca est toujours dans l'esprit de tous et l'héroïne a l'impression qu'elle peut apparaître à tout moment.

Sa gouvernante, Madame Danvers prend garde à conserver toute chose dans la maison comme cela l'était un an auparavant lorsque Rebecca était encore vivante. Cette détestable et effrayante Mme Danvers malmène la narratrice et va jusqu'à lui conseiller de porter le même costume que Rebecca lors du bal organisé à Manderley par Maxim en l'honneur de sa nouvelle épouse.

Un bateau s'échoue près du domaine et un scaphandrier retrouve le bateau de Rebecca. Contre toutes attentes, le corps de Rebecca est à l'intérieur. Qui repose dans la crypte à sa place? Pourquoi et comment un accident si bête a-t-il pu se produire alors que Rebecca savait naviguer ? Par quoi ou par qui les trous dans la coque ont-ils été faits? Est-ce un suicide ? Un meurtre?

Les personnages et le lecteur se poseront toutes ses questions jusqu'à ce que la vérité soit révélée à la narratrice. Le lecteur et l'héroïne croiront connaître la vérité mais il n'en est rien. Ils se rendront compte que celle-ci cache un autre secret dont la révélation sera tout à fait inattendue.

Certains aspects du roman laissent apparaître l'héritage des soeurs Brontë. J'ai souvent pensé à Jane Eyre: la personnalité effacée au début du roman des deux héroïnes mal à l'aise en société, celle énigmatique de Maxim et de Rochester ou encore les secrets autour de la première femme.

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Rebecca est un roman très prenant qu'il est difficile de lâcher une fois commencé.

Etant adolescente j'avais vu l'adaptation d'Hitchcok mais finalement j'avais oublié certains éléments de l'intrigue donc j'ai été emportée par les mystères et par l'ambiance qui règnent à Manderley.

J'ai vraiment adoré les premières pages du roman que je trouve très belles et pleines de poésie. Je crois que "J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley" est devenu aussi célèbre que le "Longtemps je me suis couché de bonne heure" de Proust.J'ai parfois eu envie de secouer la narratrice ou Maxim de Winter pour qu'ils mettent des claques à Danvers mais le couple qu'ils forment est attachant. Pour conclure, je suis conquise et Rebecca devient mon roman préféré de Daphné Du Maurier. 

(J'ai choisi de lire cette ancienne traduction de Rebecca avec des coupures pour une raison sentimentale, ce livre appartenait à ma grand-mère et à ma mère et j'avais juste envie de lire la même version qu'elles.)

Fanny

Lu dans le cadre du mois anglais chez Lou, Cryssilda et Martine. 

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13/06/2015

La Chaine d'Amour, Daphné du Maurier

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La Chaine d’Amour est le premier roman de Daphné du Maurier. Il s’agit d’une saga familiale dans laquelle on suit quatre générations. On découvre tout d’abord Janet Coombe alors qu’elle est encore une toute jeune femme sur le point d’épouser son cousin Thomas. Ils vivent à Plyn, petit port de Cornouailles où Thomas dirige le chantier naval. Janet a toujours été plutôt singulière. Elle aime la mer et aurait voulu être un homme pour pouvoir partir à la découverte des océans. Jeune mariée, elle goûte un temps le plaisir d’avoir un mari aimant, sa propre maison ainsi que les joies de la maternité, mais elle se retrouve vite rattrapée par son attirance irrésistible pour la mer. Janet a six enfants mais n’est véritablement proche que de Joseph, son deuxième fils. Ils partagent tous les deux cette passion pour la mer et sont liés par une relation fusionnelle. Janet va vivre son rêve de conquérir les océans à travers Joseph, qui devient marin et travaille dur pour obtenir son brevet de capitaine. Lorsqu’il l’obtient, un navire est fabriqué dans le chantier naval familial avec une figure de proue à l’effigie de Janet. Cette surprise est la joie ultime pour Janet.

Dans la deuxième partie du roman, on suit la deuxième génération de cette famille et plus particulièrement Joseph. Bien qu’épanoui sur les eaux, il cherchera toute sa vie à retrouver une complicité équivalente à celle qu’il a eu avec sa mère, à présent décédée. Il place tous ses espoirs en son fils ainé Christopher, auquel il s’efforce de transmettre sa passion pour les eaux. Cela devient son seul et unique but, allant jusqu’à l’obsession. C’est donc naturellement que dans la suite du roman on suit le destin de Christopher puis celui de sa propre fille Jennifer, portrait craché de son arrière-grand-mère Janet…

Difficile de parler de cette histoire sans trop en dévoiler…. J’ai beaucoup aimé ce roman car il nous fait découvrir des générations et personnages très différents mais tous très intéressants, même les plus sombres. J’ai particulièrement aimé le personnage de Jennifer. Née plusieurs décennies après Janet, elle ose aller contre la bienséance et prendre son indépendance pour suivre ses envies et ses rêves. C’est également elle qui apporte la vengeance tant attendue depuis plusieurs générations dans cette famille.

La mer occupe une place importante dans ce roman. Bien que très différents, tous les membres de la famille Coombe sont liés par la mer et la passion qu’elle inspire. Qu’ils s’éloignent du petit port de Plyn volontairement ou non, ils finissent tous par y revenir.

Daphné du Maurier nous offre ici également une très belle fresque des passions humaines en dépeignant entre les personnages l’amour, la solidarité tout comme la haine et la vengeance. J’ai avant tout été marquée par la belle relation entre Janet et Joseph. Leur relation est forte et fusionnelle au point de ne plus laisser aucune place aux autres membres de la famille. C’est ce lien et la transmission par la mère de sa passion à son fils qui cèlent le destin de Joseph ainsi que des générations suivantes. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur nous dépeint les relations au sein de cette famille. J’ai navigué avec les personnages et ai été tenue en haleine jusqu’au bout !

Emilie

12/06/2015

Un assassinat de qualité, Ann Granger

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Dans ce troisième tome des aventures de Lizzie et Ben Ross, notre couple de héros, désormais marié et logeant à Londres, se trouve confronté à une nouvelle séries de meurtres.

Ann Granger plante dès le premier chapitre le décor des rues de Londres enveloppées par le fog et dans lesquelles il est dangereux de se déplacer. Alors qu'il rentre chez lui, Ben Ross entend une femme qui court et qui semble fuir quelque chose ou quelqu'un. Il heurte une jeune prostituée qui dit avoir été attaquée, comme d'autres de ses camarades, par le spectre de la Tamise qui n'apparaît que les soirs de brouillard. Ben ne croit pas à ces histoires à dormir debout et tente de rassurer la jeune fille. Le lendemain matin, alors que le brouillard a disparu, le corps d'une jeune femme appartenant à une classe sociale élevée est retrouvé dans Green Park. Allegra Benedict était très belle et elle était l'épouse d'un riche marchand d'art. Ben commence son enquête. Bessie, la femme à tout faire du couple Ross, affirme bien connaître la dame de compagnie d'Allegra Benedict. Elle a rencontré Miss Marchwood dans un groupe qui lutte contre l'alcool et ses dérives et qu'elle fréquente le dimanche. Lizzie, accompagnée par Bessie, intègre ce groupe pour se rapprocher de Miss Marchwood et pour mener son enquête en toute discrétion. Alors que les recherches de Ben n'avancent pas, il apprend par Daisy, la jeune prostituée au début du roman, qu'une de ses amies a disparu depuis une semaine. S'ajoute à cela le silence obstiné de Miss Marchwood qui semble être terrifiée par quelqu'un ou par quelque chose.

Ce fut un véritable plaisir de retrouver notre couple british! Tout comme les deux premiers volets, ce roman fut vraiment plaisant à lire. J'ai retrouvé tous les éléments déjà apprécié dans les autres romans: le cadre anglais, la fin du XIXe siècle, l'intrigue et les personnages attachants. Cette enquête est surtout menée par Ben et Lizzie est plus absente que dans les précédents tomes. Cerise sur le gâteau: comme pour les volets précédents, la couverture est très belle.

Si vous n'avez pas encore rencontré le couple Ross, foncez !

Fanny

Roman policier lu dans le cadre de la lecture commune autour d'Ann Granger pour le mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda.

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08/06/2015

Le jardin secret, Frances H.Burnett

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Mary Lennox est une petite Anglaise solitaire et capricieuse qui vit avec ses parents en Inde. Sa mère, belle jeune femme admirée par tous ne daigne pas s'intéresser à sa fille dont elle a confié l'éducation à ses domestiques. Mary ne sait pas aimer car elle n'a jamais été aimée par ses parents et ses domestiques craignent ses caprices. Devenue soudainement orpheline, Mary est confiée à un oncle inconnu vivant à Misselthwaite, un immense manoir dans le Yorskshire.

Une nouvelle vie commence alors pour Mary qui se rend en Angleterre et qui est confiée à une jeune fille, Martha, qui pour la première fois de sa vie n'obéit pas à ses ordres. Son oncle ne souhaite pas la rencontrer. Ce manoir est rempli de mystère et Mary, s'ennuyant fermement, décide de les percer à jour. Elle entend parler d'un jardin fermé depuis dix ans, depuis la mort de sa tante et dont la clé aurait été enterrée par son oncle miné par le chagrin depuis la disparition de son épouse. Mary fait la rencontre d'un vieux jardinier bougon et d'un rossignol qui semble la comprendre. Cet animal va lui permettre de découvrir la porte cachée et la clé du jardin secret.... Ce lieu magique et hors du temps va transformer Mary du tout au tout. Petite fille blême, n'aimant pas lier des amitiés et sortir, elle va devenir un petit être ne vivant que pour ce jardin qu'elle bêche et fleurit et elle va s'attacher à Martha, à ce vieux jardinier et à Dickon. Mary est fascinée par Dickon, petit gars du Yorkshire qui vit en harmonie avec les bête et qui lui va apprendre tout ce qu'il sait. Ils auront à coeur de rendre vie à ce jardin.

Cependant, un second mystère reste à percer. Mary entend des pleurs la nuit et elle se décide à découvrir leur provenance. Elle rencontre alors un jeune garçon infirme et qui se dit mourant et qui n'est autre que son cousin. Cette rencontre entre une fillette qui renaît à elle-même et Colin, un garçon malade et insupportable sera salvatrice pour de nombreux personnages.

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(Illustration d'Inga Moore) 

Ce roman de Frances H.Burnett est un classique de la littérature jeunesse anglaise. J'ai trouvé que le sujet et son traitement étaient très poétiques. Certains détails et personnages secondaires sont mignons et apportent un grand charme à ce roman qui ressemble davantage à un conte. La magie du quotidien occupe une place importante dans cette histoire. Nous sommes transportés tour à tour dans la lande du Yorkshire et dans ce jardin sauvage mais aussi fleuri avec soin. Ce roman est une telle ode à la nature que les pages embaument le parfum des roses.

Je suis persuadée que si je l'avais lu étant enfant il ferait partie de mes romans favoris au même titre que La Gloire de mon père ou Les quatre filles du docteur March.

Fanny 

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou,  Titine et Cryssilda !

 

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02/06/2015

Les intrus de la Maison Haute, Thomas Hardy

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Les intrus de la Maison Haute est un recueil de deux nouvelles. La première s'intitule Le bras atrophié et la seconde donne son nom au recueil.

Le bras atrophié raconte l'histoire de Lodge qui amène dans sa ferme sa nouvelle épouse: Gertrude. Elle est jeune, belle et douce. Sans le savoir, elle a pour pire ennemie une laitière des environs: Rhoda Brook, ancienne maîtresse de Lodge et mère de son unique enfant illégitime. Après une nuit mouvementée par des cauchemars, Rhoda rencontre la nouvelle Mme Lodge avec qui elle sympathise. Gertrude souffre soudainement d'une douleur au bras. Il s'atrophie petit à petit et Rhoda, qui a une réputation de sorcière, culpabilise en pensant qu'elle a provoqué la douleur de sa nouvelle amie sans le vouloir. Mme Lodge demandera à Rhoda son aide pour combattre son mal et elle ne pourra la lui refuser.

Au début de la nouvelle Les intrus de la Maison Haute, Charles Darton chemine avec son ami Johns pour se rendre à cette fameuse maison placée en hauteur et habitée par Sally, sa promise. Alors que la mère de Sally s'apprête à accueillir Charles pour le dîner, un homme en haillons entre dans la Maison Haute. Cet homme que les deux femmes ne reconnaissent pas immédiatement est le frère de Sally qui revient d'Australie. Ce frère revient avec une épouse et deux enfants. Ces arrivées vont chambouler les projets matrimoniaux de Sally et Charles.

Ce recueil de nouvelles de Thomas Hardy est plaisant à lire même s'il ne m'a pas envoûté comme l'avait fait Une femme d'imagination et autres contes. Les dénouements de ces deux récits sont vraiment surprenants et nous retrouvons des pointes de cet aspect tragique inhérent à toutes choses chez Hardy.

Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable mais il m'a permis de me promener dans la campagne anglaise et de découvrir cet auteur que j'admire depuis ma lecture de Loin de la foule déchaînée.

Fanny 

Lu dans le cadre de la lecture commune Thomas Hardy du mois anglais organisé par Lou, Cryssilda et Titine

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