Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/06/2017

La Séance, John Harwood

IMG_20170618_180713_188 (1).jpg

J'ai découvert ce titre grâce à Victoria du blog Mango and Salt. On ne peut le trouver qu'en grand format ou en poche d'occasion.

Le roman débute à la la fin du XIX e siècle par le récit de Constance Langton. Cette jeune fille est confrontée au décès d'Alma, sa petite soeur, et à la dépression de sa mère. Pour lui redonner courage, elle l'amène dans des sociétés spiritualistes afin de convoquer la présence d'Alma. Débute alors pour Constance un premier contact avec l'étrange et le surnaturel qui se développera au cours du roman. Après le décès d'un parent éloigné, Constance hérite de Wraxford Hall, un manoir maudit dans le Suffolk. John Montague, un avocat, la contacte pour cet héritage inattendu et la met en garde: si elle veut rester en vie, elle ne doit jamais habiter dans ce manoir.

John Montague est le premier à remonter le temps pour raconter à Constance et aux lecteurs le passé inquiétant de ce manoir et de ses habitants. Son récit sera complété par celui d'Eleanor Unwin, disparue après une nuit d'orage dans ce manoir. De nombreux événements marquants se sont déroulés dans ce manoir au fil des générations: morts violentes, disparitions mystérieuses, fantômes rôdant dans les bois alentours... Constance prendra alors des risques pour percer les mystères de ce manoir et connaître la vérité sur ses ancêtres.


Les 150 premières pages ont été difficiles à lire, je n'accrochais pas vraiment et j'avais l'impression de survoler les événements avec ces nombreux personnages sans me plonger complètement dans l'histoire. Mais ensuite je n'ai plus lâché ce roman. John Harwood force son lecteur à être actif pendant sa lecture : les événements sont énigmatiques mais les personnages aussi, on doute de la véracité de leur témoignage et on reste attentif à chaque détail. On est happé par l'intrigue et l'ambiance gothique, on frissonne à certains moments avec les personnages et on reconstitue cet immense puzzle avec plaisir. Ce roman est parfait pour la période d'Halloween pour son ambiance gothique ou simplement si on veut passer un bon moment de lecture.

Lu dans le cadre du mois anglais chez Cryssilda et Lou

Fanny

1546307567.jpg

 

16/06/2017

Randonnée mortelle, Agatha Raison, MC. Beaton

IMG_20170610_102558_033.jpg

J'ai découvert l'an dernier la série des Agatha Raisin grâce à Claire. Je n'avais encore jamais fait d'article pour rendre compte de mes lectures mais pour ce quatrième tome et pour le mois anglais, je me lance ! 

Après un séjour de six mois à Londres qui lui a paru une éternité, Agatha rentre à Caserly. Déçue par l'accueil peu chaleureux de son séduisant voisin, James, Agatha manigance déjà quelque chose pour l'intéresser. 

Sa réputation d'enquêtrice n'est plus à faire ! Une habitante de Caserly et sa nièce randonneuse lui demandent d'enquêter sur la mort d'un membre du groupe de randonnée. Jessica, chef du groupe, était une randonneuse engagée. Elle militait pour le droit de passage de son club dans les propriétés privées mais exerçait également son pouvoir sur les membres du groupe. 

Agatha profite alors de cette affaire pour se rapprocher de James. Ils intègrent le groupe de randonneurs pour enquêter en catimini en se faisant passer pour mari et femme. Cette situation entraîne des scènes rigolotes. 

L' enquête n'est pas inoubliable : l'intrigue n'est pas le plus important dans cette série. Ce que l'on aime c'est retrouver Agatha, son franc parler et ses manigances pour séduire James. 

La fin de cette quatrième aventure présente un événement important dans la vie privée d'Agatha qui nous donne envie de lire le cinquième tome rapidement ! 

Fanny

Lu pour le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda

1546307567.jpg

09/06/2017

Le Château de Cassandra, Dodie Smith

 IMG_20170606_183145_042.jpg

Pour la lecture commune consacrée à un roman de jeunesse ou un album j'ai choisi Le château de Cassandra de Dodie Smith. Ce roman jeunesse est devenu un classique de la littérature.

L'héroïne et narratrice, Cassandra, mène une existence farfelue dans laquelle sa famille pauvre vit dans un château, sa belle-mère Topaz accumule les excentricités comme faire des ballades nue pour communier avec la nature ou encore son père, écrivain à succès, refuse d'écrire de nouveau.

Les vies de Cassandra et de sa grande soeur Rose sont chamboulées par l'arrivée de deux voisins américains propriétaires du château dans lequel elles vivent. Simon et Neil intriguent les jeunes filles et les jeunes gens sympathisent. Ce début n'est pas sans nous rappeler celui d'Orgueil et Préjugés. Avant l'arrivée des deux jeunes hommes, les deux sueurs vivaient dans une innocence presque enfantine protégée par ce château hors du temps. Sous la forme d'un journal intime, Cassandra racontera au lecteur les aventures amoureuses et les amitiés qui la transformeront en jeune adulte.

Dodie Smith a crée une intrigue agréable et mignonne à découvrir mais cette lecture ne fut pas le coup de cœur tant attendu. J'avais entendu tant de bien de ce roman que j'en attendais certainement trop. Le roman compte quelques longueurs selon moi. Cependant, j'ai beaucoup aimé toutes les références littéraires évoquées par Cassandra comme Jane Austen et les sœurs Brontë. La tonalité empreinte de nostalgie m'a énormément plu dans ce roman initiatique. Cassandra jette parfois des regards tendres et sensibles vers le passé qui nous rappellent forcément nos sentiments à l'adolescence que l'on aurait presque oubliés avec le temps. Ces réflexions douces amères qui nous replongent dans nos propres souvenirs constituaient selon moi les meilleures pages du roman.

Je sais bien que si j'avais lu ce roman enfant je l'aurais certainement adoré mais je serai passée à côté de ce regard rétrospectif vers mon adolescence. 

Fanny

 

Lu dans le cadre de la lecture commune sur un roman jeunesse du mois anglais organisé par Cryssilda et Lou.

1546307567.jpg

 

 

05/06/2017

L'amant de Lady Chatterley, D.H Lawrence

 IMG_20170529_162900_545.jpg

Je commence le mois anglais avec la lecture commune consacrée à la campagne anglaise. Le choix de L'amant de Lady Chatterley pour ce rendez-vous peut paraître surprenant mais la campagne a un rôle important dans ce roman.

Je voulais lire depuis longtemps ce roman devenu un classique mais qui fit scandale pendant de longues années. Lawrence a été l'un des premiers à évoquer librement le désir féminin dans un de ses romans.

De nombreux lecteurs connaissent la trame de L'amant de Lady Chatterley : à la fin de la première guerre mondiale, Constance retrouve un époux paralysé, impuissant et obsédé par une potentielle carrière littéraire. Elle calque alors son existence sur celle de son mari : enfermée dans leur grande et belle demeure, sa vie est uniquement intellectuelle : elle fait la lecture à son mari, le conseille pour ses écrits et écoute patiemment les amis intellectuels qui viennent rendre visite à son mari. Elle est seule le plus souvent et mène une vie monotone où les apparences sont reines. Elle trouve un petit peu de réconfort en se promenant dans les bois du domaine. Dans cette campagne anglaise des Midlands, Constance s'ennuie et a l'impression de mourir à petit feu. Effrayé par l'avenir du domaine, Clifford, son époux, lui demande alors de choisir un amant pour lui donner un héritier. Par ennui et par lassitude tout d'abord elle va débuter une relation adultère avec le garde- chasse de son mari. Olivier Mellors va redonner vie à son corps mais lui apprendre aussi à regarder le monde avec un autre regard. Avec beaucoup de lucidité, il lui montre que leur campagne anglaise contaminée par la naissance de l'industrialisation étouffe et finira par disparaître.

L'aspect érotique fit scandale: le roman est bien entendu un roman initiatique. La relation de Constance et de Mellors est une éducation sentimentale et sensuelle pour l'héroïne mais finalement ce roman est beaucoup plus riche que cela. Lawrence décrit la montée des désirs chez Constance mais il dresse également le portrait d'une nouvelle Angleterre "faible" et industrielle qui dévore l'ancienne Angleterre rurale et ''virile''. Il montre les dangers de l'industrialisation et du capitalisme sur l'humanité.

J'ai apprécié cette lecture malgré quelques longueurs et quelques passages maladroits, peut-être à cause de la traduction. J'ai eu l'impression que l'écriture de certains extraits avaient été beaucoup plus travaillés que d'autres mais peut-être que cette irrégularité de style est due à la traduction.

Bon mois anglais à vous !

Fanny

1546307567.jpg

Lu dans le cadre de la lecture commune sur la Campagne Anglaise du mois anglais chez Lou et Cryssilda.

 

19/05/2017

Le mois anglais est de retour !

IMG_20170519_142139_101.jpg

C'est avec grande joie que je participe de nouveau au mois anglais organisé par Lou et Cryssilda ! Merci, merci pour l'organisation de ce mois rempli de découvertes et de partages ! 

Ma Pile à Lire est déjà prête et j'espère réussir à participer à ces lectures communes : 

- 5 juin : Campagne anglaise avec L'Amant de Lady Chaterley de D.H Lawrence ( ma lecture du moment)

- 9 juin : Album jeunesse ou littérature jeunesse avec Le Château de Cassandra de Dodie Smith

- 13 juin : M.C. Beaton et sa série Agatha Raisin, le quatrième tome : Randonnée mortelle 

- 14 juin: Les Victoriens avec Les lettres choisies de la famille Brontë (que j'ai lues en mai, je triche un peu... )

- 24 juin : Un polar au choix avec Meurtre en Mésopotamie d'Agatha Chrisite (même si ce n'est pas à proprement parlé un polar... ) 

Je voudrais également lire La Séance de John Harwood et L'aventure du ruban moucheté d'Arthur Conan Doyle et illustré par Christel Espié. 

1546307567.jpg

Bon mois anglais à tous !

Fanny

29/03/2017

La Cloche de détresse, Sylvia Plath et La vie à deux, Dorothy Parker

Mes deux dernières lectures furent de belles découvertes que j'ai voulu réunir dans ce billet. Il s'agit d'un roman et d'un recueil de nouvelles d'auteures américaines trop peu connues en France.


thumbnail_IMG_20170317_175632_846.jpg

La Cloche de détresse est un roman féministe et fortement autobiographique de Sylvia Plath. Esther Greenwood a été sélectionnée pour participer à la rédaction d'un magazine durant un été à New-York. La jeune fille découvre pour la première fois la vie New-Yorkaise et celle des cocktails et des mondanités. Pourtant tout cela passe à côté d'elle sans la frôler: elle est spectatrice de ces événements. Elle se sent loin de tout et tous et des pensées morbides l'envahissent petit à petit jusqu'à la plonger dans une véritable dépression.

Esther est une jeune américaine des années 50 enfermée sous une cloche de verre et elle voit le monde à travers ce verre déformant. Sylvia Plath livre des réflexions féministes très modernes et qui semblent si proches de celles qu'elle a eues: pourquoi choisir un destin alors qu'il faudra renoncer à tant d'autres possibilités d'avenir ? Comment avoir une vie de famille en ayant le temps et l'énergie d'écrire ? Comment se sentir libre alors que chaque rapport sexuel porte la menace d'un enfant dont on ne veut pas ? Comment vivre alors que chacun attend que vous meniez une vie qui ne correspond pas à vos attentes ?


J'ai été chamboulée par cette lecture: lire ce roman en ayant des connaissances sur la vie de Sylvia Plath et sur sa fin de tragique est bouleversant. Comment ne pas lire La Cloche de détresse comme une confession désespérée ou un long appel au secours ?

 Mon ressenti durant la lecture de La cloche de détresse m'a fait penser à celui de la découverte de Frankie Addams de Carson McCullers. Je me suis sentie proche d'Esther /Sylvia en ressentant un certain trouble et beaucoup d'empathie. Le roman n'est jamais mièvre et l'écriture de Sylvia Plath est très épurée et belle. 

 " Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n’était qu’un mauvais rêve. "

41K1OpprbVL._SX302_BO1,204,203,200_.jpg

La Vie à deux est un recueil de nouvelles de Dorothy Parker. L'auteur pique nos petits coeurs et détruit toute illusion possible sur l'amour, l'amitié, le bonheur ou encore la famille.

Dans certaines nouvelles, Dorothy Parker se moque cruellement de nos espoirs et de ceux du personnages. Elle piétine les idéaux pour nous ouvrir les yeux et dénoncer la société américaine de son époque qui n'a que peu de différences avec la nôtre. Chez Dorothy Parker, les couples sont incapables de communiquer et de se comprendre. Etre marié, c'est être éternellement seul tout en devant supporter la présence de cet étranger qui ne nous écoute pas et ne nous comprend pas. Les adultes se débarrassent de leurs parents devenus âgés et encombrants en attendant un héritage qui serait le bienvenu. Les amies n'en sont pas, les racistes sont submergés par leur bêtise : persuadés de ne pas être racistes, ils enchaînent les préjugés et les réflexions racistes. 

Heureusement, tout n'est pas ironique et désespéré chez Dorothy Parker, nous rencontrons aussi de beaux portraits de femmes. Je pense particulièrement à cette amoureuse abandonnée par son amant qui a l'impression de le voir dans la foule dès qu'elle sort de chez elle et qui souffre sincèrement ou encore à la grande blonde, blessée par les hommes et qui devient alcoolique pour tout oublier. L'histoire de Big Lannie est celle qui m'a le plus émue : cette travailleuse noire perd toute sa famille et doit élever et protéger son petit fils aveugle. 

Dorothy Paker est une conteuse pleine de talent qui touche nos points sensibles et nous bouscule. 

" Quand je pense à tous ces gens qui se marient et puis qui gâchent leur vie en se disputant pour des riens. Oh, je ne veux pour rien au monde ressembler à ces gens-là, chéri. On sera différents, nous deux, n'est-ce pas ?" 

 

Fanny

Ces deux livres font partie de deux petits challenges personnels lancés depuis le début de l'année :

PAL 12 classiques à lire en 2017 : Un barrage contre le Pacifique, La Fortune des RougonLe Maire de Casterbridge, Le Portrait de Dorian Gray, Adrienne Mesurat, Une Maison de poupée,  Le Tour du monde en 80 jours, Le Coeur est un chasseur solitaire, Une mort très douce ou Mémoires d'une jeune fille rangée, L'Amant de lady Chatterley, La Cloche de détresseLe Fantôme et Mrs Muir.

PAL Pérou/ New-York Carnet du Pérou: Sur la route de Cuzco , La tante Julia et le scribouillard,  La Cloche de détresse,  La trilogie New-Yorkaise, La vie à deux, L'enfer commence avec elle, Les New-Yorkaises, New-York. 

22/03/2017

PAL Pérou/ New-York

thumbnail_IMG_20170322_165256_808.jpg

Avant de visiter Lima et le Sud du Pérou et ensuite New-York en août, je voudrais commencer par voyager entre les pages de bons livres !

Après quelques recherches dans ma bibliothèque et sur internet, je me suis constituée une PAL de romans  et guides touristiques à lire avant ces deux périples. 

perou-machu-picchu_mini_0.jpg

Pour le Pérou : 

- Carnet du Pérou: Sur la route de Cuzco est un reportage graphique de Fabcaro.

La tante Julia et le scribouillard est un roman autobiographique du Prix Nobel péruvien Mario Vargas Llosa. Le roman alterne les thèmes à chaque chapitre : l'histoire amoureuse d'un adolescent et de sa tante et des anecdotes sur le Pérou. 

- Deux guides de voyage, l'un édité par Hachette et l'autre par Michelin. J'achète toujours les guides verts de Michelin habituellement mais pour l'occasion j'ai voulu essayer aussi une autre édition.

f4eb9b0e3e525b4action_sejours_new_york_brooklyn_central_park.jpg

Pour New-York : 

- La Cloche de détresse, un roman autobiographique devenu un classique féministe écrit par Sylvia Plath

- La trilogie New-Yorkaise du célèbre Paul Auster que je lirai pour la première fois

- La vie à deux, un recueil de nouvelles de Dorothy Parker dont j'ai découvert l'existence grâce aux romans policiers de J.J Murphy

- L'enfer commence avec elle, un roman de John O Hara que j'ai trouvé chez un bouquiniste sans en avoir jamais entendu parler. 

- Les New-Yorkaises, un roman d'Edith Wharton que je n'ai pas encore lu. 

- New-York, un livre de dessins et d'anecdotes sur la ville destiné aux enfants crée par Sasek

- Un guide vert édité par Michelin

 

Si vous avez des livres ou des endroits à me conseiller à New-York ou au Pérou, je vous écoute ! 

Fanny