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05/04/2017

Tout plaquer et aller prendre un bain, Mathou

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Tout plaquer et aller prendre un bain est un condensé et une collection des petits bonheurs de la dessinatrice et auteure Mathou. Chaque page contient un dessin tout en couleurs qui représente un moment simple et précieux de sa vie mais aussi des nôtres. Le livre se divise en plusieurs parties : les petits moments de tous les jours, les petits moments de temps et en temps et les petits mots qui font du bien. 

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Mathou explique au début de ce livre qu'elle souhaite juste, modestement, nous rappeler ces bons moments pour que l'on puisse voir la vie en rose même lorsqu'elle ne l'est pas. Elle réussit sa mission : ce petit livre nous offre un joli moment de lecture tout en douceur. Il fait du bien à nos petits cœurs et nous donne le sourire.

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Les personnages sont trognons : leurs bouilles sont rondes et rosées, leurs sourires sont immenses et leurs cœurs gros comme ça. Leurs petits moments de bonheur, de gourmandise, de bêtise, de générosité sont aussi les nôtres. Notre vie n'est pas parfaite, nous ne serons jamais tout à fait celles que nous désirons être, nous ne serons jamais assez intelligentes, assez cultivées, assez belles et minces, mais ces petits instants de nos vies, qui nous laissent parfois indifférents les soirs de grandes fatigues, sont parfaits. Le principal dans nos vies est ici sous la forme d'un dessin coloré: un enfant que l'on aime, un amoureux attentionné, des amies qui nous font rire, une fleur qui sent bon, un livre qui nous ravit ... Ce livre nous donne envie d'arrêter de courir après la montre, d'être toujours plus exigeante envers nous et insatisfaite et nous pousse à profiter de notre petite vie, simple mais au combien belle. 

Lu dans le cadre de La BD fait son festival de Priceminister.

( Note de Tout plaquer pour aller prendre un bain : 16/20 et la fiche produit de ce livre sur Priceminister

Fanny

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02/04/2017

La revue d'Art Dada, Camille Claudel, Avril 2017

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A l'occasion de l'ouverture du musée Camille Claudel à  Nogent-sur-Seine, la revue Dada d'avril fait découvrir la grande sculptrice aux enfants et adolescents. Une dizaine de pages retracent le parcours artistique de Camille Claudel en lien avec sa vie privée en présentant les œuvres que le visiteur pourra découvrir à Nogent-sur-Seine.

J'ai beaucoup aimé la démarche pédagogique de la revue vis-à-vis de son jeune lecteur. Le magazine est exigeant avec ses lecteurs: il leur offre beaucoup de connaissances et les textes sont bien écrits mais ils ne sont pas complexifiés par du vocabulaire technique.  Le magazine créé des liens entre les œuvres de Camille Claudel et de ses maîtres Alfred Boucher et Auguste Robin et rend ces comparaisons bien plus évidentes en proposant les photographies côté à côté des deux sculptures comparées. Le jeune lecteur est toujours sollicité par des textes qui l'interpellent directement en utilisant des verbes à l'impératif pour l'inclure et lui donner l'impression de lire une leçon.

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Dada propose également deux ateliers "sculptures" pour donner libre cours à la créativité des lecteurs. On sent vraiment que le lecteur est au centre de la revue, qu'il est sa première préoccupation et cela est appréciable. La revue fait également un point sur l'actualité artistique en France en présentant les expositions en cours et en étudiant plus précisément l'oeuvre de l'une d'elle. Ce numéro explique plus particulièrement le tableau Christ et la femme adultère de Valentin de Boulogne.

Enfin, le magazine est beau esthétiquement. Il est assez documenté et exigeant pour plaire aussi aux adultes. J'aime Camille Claudel depuis quelques années et j'avais des connaissances sur son sujet mais j'ai tout de même appris des petites choses en lisant ce magazine. Cette revue d'art est donc une très belle découverte pour moi! 


Je remercie vivement Babelio et La Revue d'art Dada !

Fanny

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29/03/2017

La Cloche de détresse, Sylvia Plath et La vie à deux, Dorothy Parker

Mes deux dernières lectures furent de belles découvertes que j'ai voulu réunir dans ce billet. Il s'agit d'un roman et d'un recueil de nouvelles d'auteures américaines trop peu connues en France.


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La Cloche de détresse est un roman féministe et fortement autobiographique de Sylvia Plath. Esther Greenwood a été sélectionnée pour participer à la rédaction d'un magazine durant un été à New-York. La jeune fille découvre pour la première fois la vie New-Yorkaise et celle des cocktails et des mondanités. Pourtant tout cela passe à côté d'elle sans la frôler: elle est spectatrice de ces événements. Elle se sent loin de tout et tous et des pensées morbides l'envahissent petit à petit jusqu'à la plonger dans une véritable dépression.

Esther est une jeune américaine des années 50 enfermée sous une cloche de verre et elle voit le monde à travers ce verre déformant. Sylvia Plath livre des réflexions féministes très modernes et qui semblent si proches de celles qu'elle a eues: pourquoi choisir un destin alors qu'il faudra renoncer à tant d'autres possibilités d'avenir ? Comment avoir une vie de famille en ayant le temps et l'énergie d'écrire ? Comment se sentir libre alors que chaque rapport sexuel porte la menace d'un enfant dont on ne veut pas ? Comment vivre alors que chacun attend que vous meniez une vie qui ne correspond pas à vos attentes ?


J'ai été chamboulée par cette lecture: lire ce roman en ayant des connaissances sur la vie de Sylvia Plath et sur sa fin de tragique est bouleversant. Comment ne pas lire La Cloche de détresse comme une confession désespérée ou un long appel au secours ?

 Mon ressenti durant la lecture de La cloche de détresse m'a fait penser à celui de la découverte de Frankie Addams de Carson McCullers. Je me suis sentie proche d'Esther /Sylvia en ressentant un certain trouble et beaucoup d'empathie. Le roman n'est jamais mièvre et l'écriture de Sylvia Plath est très épurée et belle. 

 " Pour celui qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figé comme un bébé mort, le monde lui-même n’était qu’un mauvais rêve. "

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La Vie à deux est un recueil de nouvelles de Dorothy Parker. L'auteur pique nos petits coeurs et détruit toute illusion possible sur l'amour, l'amitié, le bonheur ou encore la famille.

Dans certaines nouvelles, Dorothy Parker se moque cruellement de nos espoirs et de ceux du personnages. Elle piétine les idéaux pour nous ouvrir les yeux et dénoncer la société américaine de son époque qui n'a que peu de différences avec la nôtre. Chez Dorothy Parker, les couples sont incapables de communiquer et de se comprendre. Etre marié, c'est être éternellement seul tout en devant supporter la présence de cet étranger qui ne nous écoute pas et ne nous comprend pas. Les adultes se débarrassent de leurs parents devenus âgés et encombrants en attendant un héritage qui serait le bienvenu. Les amies n'en sont pas, les racistes sont submergés par leur bêtise : persuadés de ne pas être racistes, ils enchaînent les préjugés et les réflexions racistes. 

Heureusement, tout n'est pas ironique et désespéré chez Dorothy Parker, nous rencontrons aussi de beaux portraits de femmes. Je pense particulièrement à cette amoureuse abandonnée par son amant qui a l'impression de le voir dans la foule dès qu'elle sort de chez elle et qui souffre sincèrement ou encore à la grande blonde, blessée par les hommes et qui devient alcoolique pour tout oublier. L'histoire de Big Lannie est celle qui m'a le plus émue : cette travailleuse noire perd toute sa famille et doit élever et protéger son petit fils aveugle. 

Dorothy Paker est une conteuse pleine de talent qui touche nos points sensibles et nous bouscule. 

" Quand je pense à tous ces gens qui se marient et puis qui gâchent leur vie en se disputant pour des riens. Oh, je ne veux pour rien au monde ressembler à ces gens-là, chéri. On sera différents, nous deux, n'est-ce pas ?" 

 

Fanny

Ces deux livres font partie de deux petits challenges personnels lancés depuis le début de l'année :

PAL 12 classiques à lire en 2017 : Un barrage contre le Pacifique, La Fortune des RougonLe Maire de Casterbridge, Le Portrait de Dorian Gray, Adrienne Mesurat, Une Maison de poupée,  Le Tour du monde en 80 jours, Le Coeur est un chasseur solitaire, Une mort très douce ou Mémoires d'une jeune fille rangée, L'Amant de lady Chatterley, La Cloche de détresseLe Fantôme et Mrs Muir.

PAL Pérou/ New-York Carnet du Pérou: Sur la route de Cuzco , La tante Julia et le scribouillard,  La Cloche de détresse,  La trilogie New-Yorkaise, La vie à deux, L'enfer commence avec elle, Les New-Yorkaises, New-York. 

22/03/2017

PAL Pérou/ New-York

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Avant de visiter Lima et le Sud du Pérou et ensuite New-York en août, je voudrais commencer par voyager entre les pages de bons livres !

Après quelques recherches dans ma bibliothèque et sur internet, je me suis constituée une PAL de romans  et guides touristiques à lire avant ces deux périples. 

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Pour le Pérou : 

- Carnet du Pérou: Sur la route de Cuzco est un reportage graphique de Fabcaro.

La tante Julia et le scribouillard est un roman autobiographique du Prix Nobel péruvien Mario Vargas Llosa. Le roman alterne les thèmes à chaque chapitre : l'histoire amoureuse d'un adolescent et de sa tante et des anecdotes sur le Pérou. 

- Deux guides de voyage, l'un édité par Hachette et l'autre par Michelin. J'achète toujours les guides verts de Michelin habituellement mais pour l'occasion j'ai voulu essayer aussi une autre édition.

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Pour New-York : 

- La Cloche de détresse, un roman autobiographique devenu un classique féministe écrit par Sylvia Plath

- La trilogie New-Yorkaise du célèbre Paul Auster que je lirai pour la première fois

- La vie à deux, un recueil de nouvelles de Dorothy Parker dont j'ai découvert l'existence grâce aux romans policiers de J.J Murphy

- L'enfer commence avec elle, un roman de John O Hara que j'ai trouvé chez un bouquiniste sans en avoir jamais entendu parler. 

- Les New-Yorkaises, un roman d'Edith Wharton que je n'ai pas encore lu. 

- New-York, un livre de dessins et d'anecdotes sur la ville destiné aux enfants crée par Sasek

- Un guide vert édité par Michelin

 

Si vous avez des livres ou des endroits à me conseiller à New-York ou au Pérou, je vous écoute ! 

Fanny

 

13/02/2017

Les Milles veuves, Damien Murith

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 La masse critique de Babelio me permet de découvrir des maisons d'édition et des auteurs rares en librairie et que je n'aurais certainement jamais lus . Et quelle découverte cette fois-ci ! Les Milles veuves est mon premier coup de coeur de ce début d'année.

Je n'ai jamais rien lu qui ressemble aux Mille veuves de Damien Murith.

Ce court roman est une succession de poèmes en prose qui nous racontent la vie d'hommes et de femmes vivant dans un petit port. Chaque petit chapitre est le portrait d'un homme ou d'une femme ou le tableau d'un paysage maritime. Mis bout à bout, ils forment la fresque d'un village de bord de mer des siècles passés. Le quotidien de ce port est fait d'attentes pour les femmes et de départs renouvelés pour les hommes. Mathilde tremble ainsi chaque instant : de peur que Gilles ne revienne pas de son voyage en mer et de crainte qu'il reparte encore et toujours lorsqu'il est enfin revenu. La mer est l'héroïne du roman: la rumeur de ses vagues tumultueuses ou paisibles est un murmure qui parcourt toute l'oeuvre. Elle est au cœur du destin de tous les personnages : elle est le décor omniprésent et, telle une Parques, elle fait vivre ou mourir les hommes. Aux plaintes des épouses et à l'écho des vagues se mêle la voix d'une sorcière, rejetée par tous, qui maudit ces marins possédés par l'envie de voyager et ces femmes qui attendent patiemment et avec terreur leur retour.

Ce court roman est d'une puissance et d'une beauté extrêmes. Le lecteur est happé et envoûté par les voix fantasmagoriques de cette mer dangereuse, de cette sorcière, de ces hommes en mal d'aventures et de ces femmes inquiètes. L' écriture m'a fait penser à celle de Colette: elle est sensuelle et incantatoire. Elle se lit à voix haute pour profiter de chaque mot. Grâce à cette écriture sensuelle, Les Milles veuves sent les odeurs douces et amères de la mer, du sel et des algues, le bruit des pages qui se tournent et les allitérations et assonances du texte nous font entendre l'écho des vagues.

Poème en prose, conte de sorcière, chant de marins, tragédie bouleversante, Les Mille veuves est tout cela.

" Je suis la boiteuse, la tordue, la désarticulée.

Ils me disent : "Vilaine !", ils me disent "Sorcière !", et leurs yeux brillent rouges comme ceux des fous.

Qu'ils me pendent ! Qu'ils me brûlent ! Mes lèvres auront toujours assez de force pour cracher.

Mon corps est une ruine; les ronces le rongent. Comme des larmes, elles pénètrent ma chair, lacèrent peau, muscles, tendons, enserrent mes os qui se fendent, qui éclatent comme la roche quand le gel étrangle, et dans mes veines vibre un sang barbelé, il cherche le coeur, le trouve, le met en pièce, la douleur m'assiège, elle brûle, elle écrase, elle arrache, elle crucifie, ma bouche aux sourires morts s'ouvre, crie : "Vos âmes sont des taudis, je vous hais ! je vous maudis ! et avec mes ongles, je gratterai la terre pour y creuser vos tombes !". "

Merci à Babelio et aux éditions L'Âge d'homme.

Fanny

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01/02/2017

Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes

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Afin d'être sensible aux parodies contenues dans Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes j'ai voulu me replonger dans une aventure inventée par Conan Doyle. Je n'en avais plus lue depuis mon adolescence et c'est avec beaucoup de bonheur que j'ai lu Une étude en rouge. Si vous aimez le plus célèbre des détectives, ce recueil de nouvelles est une petite pépite faite pour vous !

Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes rassemble des dessins en noir et blanc de trois illustrateurs différents qui parcourent l'ensemble du livre et rendent l'objet très beau.

Ce recueil contient aussi des parodies des aventures du célèbre détective et de son acolyte. Ces réécritures sont autant d'hommages rendus à Sherlock Holmes par des admirateurs de Conan Doyle. Ces courts textes peuvent être tendres, cocasses ou encore satiriques et datent des XIXe, XXe et XXIe siècle. Ils ont été écrits par de grandes plumes comme James Matthew Barrie, Maurice Leblanc, Jean Giraudoux, Jack London ou Conan Doyle lui-même mais aussi par des admirateurs de Sherlock Holmes moins connus.

Tous ces textes apportent quelque chose de différent à l'image du mythe anglais et nous permettent de découvrir les mille et un visages de Sherlock Holmes et Watson.

Ainsi, les deux amis résolvent des énigmes totalement farfelues ou très compliquées à Londres, à New York ou encore à Prague ! Le détective et le docteur sont partout et leurs enquêtes transcendent toutes les époques : Sherlock Holmes est appelé à la rescousse par un homme suspecté d'avoir tué sa maîtresse prêt à le quitter, il aide son frère à tirer au clair un scandale qui n'est pas sans rappeler celui de Dominique Strauss-Kahn et il tente de prouver l'inefficacité de Scotland Yard.

Ces enquêtes ne sont pas les seules aventures du détective : il simule sa mort pour se débarrasser de son acolyte encombrant, il est remplacé par sa fille, ridiculisé par Arsène Lupin mais il aussi est sommé de quitter sa résidence de Baker Street par sa propriétaire agacée par les dégâts engendrés par ses enquêtes.

Parmi tous ces textes, j'ai eu trois coups de coeur. J'ai particulièrement aimé la parodie de James Matthew Barrie dans laquelle l'auteur écossais se représente aux côtés de son ami Arthur Conan Doyle afin d'interroger le détective pour comprendre les raisons de l'échec de la pièce de théâtre qu'ils ont écrite ensemble. J'ai été très touchée par l'hommage de Jack London, rêvant toute sa vie de rencontrer son idole, Conan Doyle, qui l'a amené à la lecture et à l'écriture. Enfin, j'ai été séduite par l'aventure qui oppose le détective anglais à Arsène Lupin.

Pour conclure, toutes ces parodies se dégustent comme des bonbons et font le bonheur des amoureux de Sherlock Holmes et du docteur Watson.

Je remercie Madame Liebow et les éditions Baker Street.

Lu dans le cadre de A year in England chez Martine.

Fanny

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19/01/2017

Un livre, un film : Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier et l'adaptation de Henry Koster

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Après avoir lu la biographie de Tatiana de Rosnay en juin dernier, j'avais très envie de poursuivre ma lecture de Daphné du Maurier avec ce roman qui est souvent comparé à Rebecca pour son atmosphère mystérieuse et son intrigue pleine de secrets.

Ambroise considère son cousin Philip, orphelin, comme son fils : il l'élève, le protège et vit reclus, loin de toute compagnie féminine, avec l'enfant qui devient peu à peu un jeune homme. Alors qu'il rencontre des soucis de santé, Ambroise part vivre quelques temps à Florence où il rencontre Rachel. Il est envoûté par cette femme et l'épouse. Jaloux et se sentant délaissé, Philip rumine en Angleterre lorsqu'il reçoit une lettre inquiétante de son cousin : Ambroise se sent en danger et pense que son épouse lui veut du mal. Il décide alors de se rendre à Florence pour retrouver son cousin. Lorsqu'il arrive enfin en Italie, Ambroise est mort et Rachel a disparu. Philip jurera alors de se venger et d'éclaircir les circonstances de la mort d'Ambroise. Revenu en Angleterre, alors qu'il est rongé par le chagrin, Philip apprend que l'épouse de son cousin désire le rencontrer. Rachel arrive en Angleterre et elle est accueillie par Philip, tourmenté par la mort d'Ambroise et peu coutumier de toute compagnie féminine. Ses sentiments et son opinion de Rachel deviennent confus. Il s'interroge sur les réelles motivations de la jeune femme et cherche à connaître la mystérieuse épouse de son cousin.

Daphné du Maurier créé une intrigue très prenante et pleine de secrets qui n'est pas sans nous rappeler celle de Rebecca. Accompagnant Philip dans sa quête de vérité, le lecteur glane des indices pour essayer de savoir qui est véritablement Rachel. Daphné du Maurier excelle dans la création de la personnalité inquiétante et trouble de certains de ses personnages et dans l'installation de l'atmosphère mystérieuse des manoirs anglais.

 

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Après avoir lu le roman, j'ai voulu voir l'adaptation de Henry Koster sorti 1952 avec Olivia de Havilland et Richard Burton. J'aime beaucoup Olivia de Havilland et j'étais curieuse de la voir dans le rôle de Rachel pour lequel elle a été nommée au Golden Globes de la meilleure actrice dans un drame. Le film dans l'ensemble m'a déçue. J'ai trouvé l'intrigue du film fidèle à celle du roman mais l'atmosphère si prenante du livre n'était pas présente tout au long du film. Koster n'a pas réussi retranscrire les troubles de Philip ou la psychologie complexe de Rachel. Certaines scènes sont très réussies comme la première apparition de Rachel ou la dispute et le geste violent de Philip envers sa cousine mais l'ensemble du film manque de souffle et suspense. Le film de Koster souffre de la comparaison avec l'adaptation de Rebecca par Hitchcock. Cependant, j'ai aimé l'interprétation d'Olivia de Havilland qui est ambiguë à souhait. Si je me souviens bien de la biographie de Tatiana de Rosnay, Daphné du Maurier n'avait pas été emballée non plus par cette adaptation. 

 

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Avez-vous lu livre ? Avez-vous le film ? Qu'en avez-vous pensé ?

Fanny

Lu dans le cadre du challenge A year in England chez Martine.