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19/01/2017

Un livre, un film : Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier et l'adaptation de Henry Koster

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Après avoir lu la biographie de Tatiana de Rosnay en juin dernier, j'avais très envie de poursuivre ma lecture de Daphné du Maurier avec ce roman qui est souvent comparé à Rebecca pour son atmosphère mystérieuse et son intrigue pleine de secrets.

Ambroise considère son cousin Philip, orphelin, comme son fils : il l'élève, le protège et vit reclus, loin de toute compagnie féminine, avec l'enfant qui devient peu à peu un jeune homme. Alors qu'il rencontre des soucis de santé, Ambroise part vivre quelques temps à Florence où il rencontre Rachel. Il est envoûté par cette femme et l'épouse. Jaloux et se sentant délaissé, Philip rumine en Angleterre lorsqu'il reçoit une lettre inquiétante de son cousin : Ambroise se sent en danger et pense que son épouse lui veut du mal. Il décide alors de se rendre à Florence pour retrouver son cousin. Lorsqu'il arrive enfin en Italie, Ambroise est mort et Rachel a disparu. Philip jurera alors de se venger et d'éclaircir les circonstances de la mort d'Ambroise. Revenu en Angleterre, alors qu'il est rongé par le chagrin, Philip apprend que l'épouse de son cousin désire le rencontrer. Rachel arrive en Angleterre et elle est accueillie par Philip, tourmenté par la mort d'Ambroise et peu coutumier de toute compagnie féminine. Ses sentiments et son opinion de Rachel deviennent confus. Il s'interroge sur les réelles motivations de la jeune femme et cherche à connaître la mystérieuse épouse de son cousin.

Daphné du Maurier créé une intrigue très prenante et pleine de secrets qui n'est pas sans nous rappeler celle de Rebecca. Accompagnant Philip dans sa quête de vérité, le lecteur glane des indices pour essayer de savoir qui est véritablement Rachel. Daphné du Maurier excelle dans la création de la personnalité inquiétante et trouble de certains de ses personnages et dans l'installation de l'atmosphère mystérieuse des manoirs anglais.

 

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Après avoir lu le roman, j'ai voulu voir l'adaptation de Henry Koster sorti 1952 avec Olivia de Havilland et Richard Burton. J'aime beaucoup Olivia de Havilland et j'étais curieuse de la voir dans le rôle de Rachel pour lequel elle a été nommée au Golden Globes de la meilleure actrice dans un drame. Le film dans l'ensemble m'a déçue. J'ai trouvé l'intrigue du film fidèle à celle du roman mais l'atmosphère si prenante du livre n'était pas présente tout au long du film. Koster n'a pas réussi retranscrire les troubles de Philip ou la psychologie complexe de Rachel. Certaines scènes sont très réussies comme la première apparition de Rachel ou la dispute et le geste violent de Philip envers sa cousine mais l'ensemble du film manque de souffle et suspense. Le film de Koster souffre de la comparaison avec l'adaptation de Rebecca par Hitchcock. Cependant, j'ai aimé l'interprétation d'Olivia de Havilland qui est ambiguë à souhait. Si je me souviens bien de la biographie de Tatiana de Rosnay, Daphné du Maurier n'avait pas été emballée non plus par cette adaptation. 

 

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Avez-vous lu livre ? Avez-vous le film ? Qu'en avez-vous pensé ?

Fanny

Lu dans le cadre du challenge A year in England chez Martine.

14/01/2017

The Collection

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The Collection, série produite par Amazon en collaboration avec la BBC a été diffusée sur France 3 ces trois derniers jeudis. La série compte huit épisodes d'une cinquantaine de minutes.

Dans le Paris de l'après Seconde guerre mondiale, Paul Sabine a une grande ambition : faire de sa maison de couture une grande maison et rendre des couleurs à son pays meurtri par ces années de guerre. Paul est ambitieux, charismatique, attentionné avec les clients et fameux négociant. Claude, son frère cadet colérique et inconstant, est le dessinateur de génie et accepte de vivre dans l'ombre de son frère qui a donné son unique nom à leur maison de couture. Paul est soutenu par Helen, sa riche épouse américaine alors que Claude va d'amours en amours féminines et masculines. Yvette, la mère de Paul et Claude, n'est jamais bien loin et interfère dans leurs projets personnels et professionnels. L'équilibre précaire de la maison de couture et de la famille Sabine est mise à mal lorsque le gouvernement décide de les aider financièrement et de leur commander une collection.

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De nombreux personnages secondaire s'ajoutent à ce tableau de famille : Marianne est la chef des ateliers, sa fille Nina, tout d'abord couturière est promise à une carrière de mannequin, Victor est l'homme de main de la famille, Billy est un jeune photographe américain prêt à tout pour réussir à Paris, Juliette est l'amie douce et attachante de Nina et Charlotte est l'ambitieuse main droite de Paul.

La famille Sabine et leur maison de couture doivent affronter les tourments amenés par la commande de cette collection révolutionnaire attendue mais elle feront également face aux fantômes de la seconde guerre mondiale. Les secrets rôdent partout dans cette maison de couture et un journaliste, un peu trop curieux, veut révéler au grand jour le véritable passé de Paul Sabine.

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J'ai dû m'accrocher pour réussir à suivre le premier épisode : j'avais parfois du mal à reconnaître les personnages, à établir leurs liens et le rythme me semblait lent. Le premier épisode regardé, la suite de la série se suit très facilement. Sans avoir un coup de cœur, j'ai aimé retrouver la maison Sabine tous les jeudis soirs. L'intrigue est originale et prenante. Le travail de la série sur les décors et sur l'ambiance du Paris des années 40 est réussi. Les costumes sont une vraie merveille. Comme vous pouvez le voir par vous même, la série vaut le coup d’œil rien que pour la collection présentée par la maison Sabine. Les acteurs jouent tous très bien et le casting est international. Les personnages sont attachants ou agaçants à souhait. Une mention spéciale pour mes petits favoris, Claude, Juliette et Helen. La fin de la saison est frustrante par certains aspects, toutes les réponses à nos questions ne sont pas données et les créateurs de la série laissent de nombreuses ouvertures pour une seconde saison.

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Pour conclure, je vous conseille de vous accrocher pour le premier épisode et ensuite de vous laisser guider dans la maison Sabine !

Si vous avez vu The Collection, qu'en avez-vous pensé ?

Fanny

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19:18 Publié dans Séries | Lien permanent | Commentaires (0)

06/01/2017

Douze classiques à lire pendant cette année

 Je tiens à vous souhaiter une belle année, remplie de douceur, d'amour et de rires. J'espère que 2017 vous apportera tout ce que vous pouvez espérer et qu'elle sera riche de beaux moments et de belles surprises littéraires !

Il n'y a pas de nouvelle année sans bonnes résolutions (que l'on ne tient pas et que l'on repousse à l'année suivante ahem....  ) et j'ai décidé cette année de revenir à mes premières amours, les classiques. J'ai eu un certains nombres de déceptions littéraires en 2016 parmi mes lectures contemporaines, un retour aux classiques me semble nécessaire.

J'ai sélectionné douze classiques de la littérature française, anglaise, américaine ou encore norvégienne. Pour certains livres, ce sera une grande première puisque je n'ai jamais lu d'oeuvre de leur auteur, pour d'autres il s'agira de poursuivre ma découverte de leurs bibliographies.

Idéalement je souhaiterais piocher chaque mois une lecture dans cette petite pile de classiques.

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- Un barrage contre le Pacifique, Marguerite Duras. Je n'ai lu que Moderato Cantabile de cette romancière française et ce ne fut pas une lecture inoubliable. J'espère qu'Un barrage contre le Pacifique me permettra d'aimer Marguerite Duras

- La Fortune des Rougon, Emile Zola. Je n'ai lu que quatre romans des Rougon-Macquart et je voudrais tous les lire dans l'ordre. Je souhaiterais lire au moins le premier cette année.

- Le Maire de Casterbridge, Thomas Hardy. Ahhhhh (soupirs de bonheur). En deux ans et quatre livres Thomas Hardy s'est hissé aux premières places de mon Panthéon littéraire. Ces quatre livres font partie de mes coups de coeurs de 2015 et 2016. C'est avec beaucoup de bonheur que je lirai Le Maire de Casterbridge cette année.

- Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde. Je connais l'intrigue de ce roman mais à ma grande honte je ne l'ai toujours pas lu.

- Adrienne Mesurat, Julien Green. Je ne connaissais pas ce classique français jusqu'à il y a peu. C'est Lemon June de la chaine de Youtube qui porte le même nom qui l'a présenté et depuis j'aimerais beaucoup le découvrir.

- Une Maison de poupée, Henrik Ibsen. Lors d'un voyage à Stockholm il y a quelques années, nous sommes passés devant la maison dans laquelle Ibsen, auteur norvégien, vivait et depuis j'ai envie de lire cette célèbre pièce de théâtre.

- Le Tour du monde en 80 jours, Jules Verne. Encore une fois, à ma grande honte, je n'ai jamais lu un roman de Jules Verne en intégralité....

- Le Coeur est un chasseur solitaire, Carson McCullers. Il y a trois ans Frankie Addams m'avait bouleversée. Je suis curieuse de lire le roman considéré comme le véritable chef-d'oeuvre de cette auteur américaine.

- Une mort très douce ou Mémoires d'une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir. Je n'ai jamais lu une oeuvre intégrale de Simone de Beauvoir non plus ....

- L'Amant de lady Chatterley, D.Lawrence. J'ai toujours lu de très bonnes critiques sur ce roman qui fit scandale, j'ai donc très envie de le lire également.

- La Cloche de détresse, Sylvia Plath. Cela fait des années que j'ai envie de lire ce roman inspiré de la vie de l'auteur. Selon de nombreux avis sa lecture est très très triste, j'ai tendance à la repousser en craignant qu'elle mette à mal mon moral. 

- Le Fantôme et Mrs Muir, R.A Dick. Depuis sa réédition par Libretto, j'ai très envie de lire ce roman qui a l'air de ravir tous ses lecteurs.

 

Si vous comptez lire l'un de ces livres cette année, faites-moi signe. Je serai ravie de découvrir l'un de ces classiques lors une lecture commune !

Et vous, quelles sont vos résolutions de lectures pour 2017 ?

Fanny

26/12/2016

Les douze indices de Noël et autres récits, P.D James

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J'ai lu il y a quelques années La Mort s'invite à Pemberley , j'étais curieuse de lire un nouveau roman de P.D James. J'étais ravie de me plonger dans des nouvelles policières.

Le recueil Les douze indices de Noël regroupe quatre nouvelles qui se déroulent toutes en Angleterre pendant la période de Noël.

Ces nouvelles mettent en scène l'inspecteur Adam Dalgliesh qui enquête sur la mort d'un vieil homme. Il se serait suicidé, comme son père avant lui : ses descendants en sont persuadés mais l'inspecteur trouve que les circonstances sont suspectes. Dans une autre nouvelle, il enquête pour un homme qui voudrait savoir si l'argent dont il va hériter a été acquis grâce à un meurtre. Sa tante, des années auparavant, a été suspectée d'avoir tué son mari. Le lecteur rencontre également un auteur de romans policiers qui évoque un crime dont elle a été témoin. Sa grand-mère l'avait invitée à passer les fêtes de Noël dans son manoir avec deux cousins qu'elle ne connaissait pas. L'un des deux fut tué et ce meurtre a influencé sa vie et sa carrière. Enfin, un employé de bureau, qui s'introduit tous les vendredis soirs de manière illégale dans un appartement, observe un couple adultère qui se retrouve dans l'immeuble d'en face et assiste à un meurtre.

Toutes les nouvelles sont très plaisantes à lire et m'ont parfois fait penser aux romans d'Agatha Christie. J'ai aimé me plonger dans cette ambiance cocooning de Noël et de l'Angleterre. P.D James parvient à construire des intrigues intelligentes et prenantes en quelques pages. Les chutes sont réussies, particulièrement la dernière qui est sordide et qui surprend le lecteur.

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Ce recueil de nouvelles policières est idéal pour passer un bon moment en attendant Noël ou pour rester dans cette ambiance une fois les fêtes passées.

Lu dans le cadre du Challenge A Year in England chez Martine.

Fanny

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07/12/2016

Mes souvenirs de Jane Austen, James Edward Austen-Leigh

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A la fin de sa vie, James Edward Austen-Leigh, témoin du succès des romans de Jane Austen près de cinquante ans après sa disparition, décide de consigner les souvenirs de celle qui fut sa chère tante et une auteur discrète mais déterminée.

Mes souvenirs de Jane Austen est la première biographie de la romancière. Même si l'auteur est décédée alors que son neveu n'était qu'un adolescent, il est celui qui est le mieux à même de parler de Jane Austen. Aidé par les autres neveux et nièces de la romancière, James Edward dresse tout d'abord le portrait d'une tante joyeuse, à l'écoute, toujours prête à jouer avec les enfants et à leur raconter des histoires. Elle était véritablement le soleil de la maison et les enfants la suivaient partout à Chawton.

James Edward remonte également dans le temps, au-delà de sa propre naissance, pour décrire la jeune fille déjà davantage passionnée par l'écriture et par les péripéties de ses héroïnes que par ses propres aventures sentimentales. James Edward nous plonge dans la vie de Jane Austen et de sa famille à Stevenson, Bath, Southampton et enfin Chawton et nous explique comment ces déménagements furent tour à tour des freins ou des moteurs pour l'écriture de Jane Austen. Ainsi, à Bath, en grande observatrice, Jane Austen analyse la nature humaine, les mœurs et habitudes de ses contemporains mais n'écrit pas pendant des années. Chawton, véritable havre de paix, lui permit de travailler ses écrits de Stevenson et de les nourrir de ses expériences de Bath.

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La maison de Jane Austen à Bath

Le biographe alimente ses souvenirs par des lettres de Jane adressées à ses neveux ou nièces mais surtout à Cassandra. Même si ces lettres ne sont pas intimes, le lecteur peut découvrir une Jane Austen intelligente, bienveillante et ironique à souhait. La parfaite compagne d'un après-midi de printemps passé dans un jardin à discuter sur un banc. James Edward nous présente également une auteur discrète dont l'activité littéraire est dissimulée à tous ceux qu'elle ne compte pas comme ses proches. Malgré cela, elle est déterminée à écrire autant qu'elle le peut. Peut-être avait-elle déjà compris que les générations futures aimeraient passionnément ses héroïnes et ses héros et que nous aurions tant besoin de son ironie mordante pour rire sous cape et de ses histoires qui réchauffent les cœurs.

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Chawton

Sous la plume de James Edward, Jane Austen semble parfaite. Qu'importe si l'image de la romancière a été truquée, embellie et qu'elle soit placée sur un piédestal ! C'est cette Jane là que le lecteur a besoin d'imaginer.

La lecture de cette biographie fut un vrai moment de plaisir. J'étais ravie de pouvoir découvrir un chapitre supprimé de Persuasion et remplacé par celui de la si belle lettre du capitaine Wentworth. Quelle délice de découvrir ces quelques lignes inconnues de Jane Austen ! Ce livre m'a permis également de me plonger dans les propres souvenirs de mon voyage d'avril à Bath et à Chawton. Je me suis retrouvée de nouveau dans la rue de la maison de Jane Austen à Bath et  à arpenter le cottage et le jardin de Chawton.

Je remercie vivement Les éditions Bartillat pour cette lecture.

Lu dans le cadre du challenge A year in England chez Martine

Fanny

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04/12/2016

La fille du professeur, Joann Sfar et Emmanuel Guibert et Agatha Christie, le chapitre disparu, Brigitte Kernel

Ces dernières semaines, j'ai lu une bande dessinée et un livre qui entraient dans le cadre du challenge A year in England chez Martine mais j'ai hésité puis tardé à en parler sur le blog. J'ai décidé de le faire finalement mais de manière assez brève.

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Sur un coup de tête et après un coup de coeur pour la couverture, j'ai acheté récemment La fille du professeur d'Emmanuel Guibert et de Joann Sfar. Ce dessin en couverture plonge immédiatement le lecteur dans le Londres de la fin XIXe siècle et je n'en avais pas besoin de plus pour me laisser persuader.

Cette bande dessinée est une comédie romantique farfelue. Liliane, la fille d'un archéologue, est amoureuse d'Imotep IV, un pharaon momifié retrouvé par le professeur. Tous deux se sentent prisonniers de l'archéologue : Liliane, sa fille unique doit lui obéir, Imotep IV est sa momie. Ils décident de s'enfuir ensemble mais rien ne se passe comme prévu et des aventures loufoques les attendent: ils rencontrent une autre momie, font irruption dans Buckingham Palace et se font également enlever. Cette succession de péripéties rocambolesques rythme toute la bande dessinée et crée des scènes rigolotes.

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J'ai adoré les dessins et leur colorisation. Ils sont poétiques et rappellent des peintures impressionnistes ou des aquarelles aux couleurs vaporeuses ou sépia. Cependant, l'intrigue pleine de rebondissements ne m'a pas totalement convaincue.

 

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Agatha Christie est l'une des grandes héroïnes de mon adolescence. Sa personnalité et sa vie m'ont toujours intriguée; j'avais commencé la lecture de son autobiographie sans jamais l'achevée. Lorsque ce livre est paru l'an dernier j'ai immédiatement eu envie de le lire.

Durant l'hiver 1926 la célèbre Agatha Christie disparaît pendant 11 jours. Où est elle ? Que lui est-il arrivé ? Nul ne le sait à l'époque, la presse s'empare de l'affaire et encore aujourd'hui le mystère reste total. Agatha Christie a passé sous silence cette disparition dans son autobiographie. En se glissant dans l'esprit de la reine du crime, Brigitte Kernel retranscrit ces 11 jours. À cette époque, Agatha Christie est déjà une auteur reconnue et admirée, elle se remet difficilement du décès de sa mère et son premier époux demande le divorce afin d'épouser sa maîtresse. Agatha fait alors ce qu'elle sait faire de mieux: elle crée une énigme et élabore minutieusement sa propre disparition comme elle le ferait pour l'un de ses personnages.


Ma lecture de ce roman fut compliquée parce que j'avais de fausses attentes dès le début. Sans me renseigner sur le contexte de cette disparition, j'ai toujours imaginé que pendant ces 11 jours, l'intrépide Agatha Christie était partie dans un pays lointain à la recherche d'aventures, mais il n'en est rien. J'ai été déçue par cette lecture parce que je ne me suis pas particulièrement attachée à l'héroïne de mon adolescence. Je l'ai trouvée peu crédible. Je préfère conserver l'image de mon Agatha Christie, téméraire et intrépide, quand bien même elle serait fausse. Mon imagination et l'image d'Agatha Christie donnée par ce roman étaient bien trop éloignées.

Avez-vous lu ce roman ou cette bande dessinée ? Qu'en avez-vous pensé ?

Fanny

Lus dans le cadre du challenge A year in England chez Martine. fichier-02-07-2016-20-14-56.png