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04/11/2017

Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon

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Mrs Creasy a disparu. Un matin de canicule, elle est partie en toute discrétion sans prévenir personne. Deux jeunes voisines, Grace et Tilly, décident de mener l'enquête pour tromper l'ennui de ces vacances d'été caniculaires. Elles ont aussi remarqué que les adultes de la rue paniquent, protègent férocement des secrets et évoquent à demi-mot des souvenirs que tous voudraient avoir oubliés. L'avenue, en apparence si paisible, est rattrapée par une histoire vieille de dix ans que tout le monde avait soigneusement caché sous le tapis avant la disparition de Mrs Creasy. Les jeunes filles cherchent alors avec leur regard innocent à retrouver Mrs Creasy et à comprendre ces adultes secrets qui détestent tous en coeur le voisin du numéro 11. Assommées par la chaleur, Grace et Tilly sillonnent le quartier et s'invitent chez chaque voisin pour poser des questions qui semblent naïves mais qui réveillent chez les adultes des doutes et de mauvais souvenirs. Joanna Cannon alterne la narration : Grace prend en charge le récit de ses recherches avec Tilly et un narrateur externe nous fait entrer chez chaque voisin pour connaître leurs secrets et leurs mesquineries.

J'ai beaucoup aimé ce premier roman. Joanna Cannon nous donne à voir ce qu'il se passe lorsque les portes de ces personnages, qui pourraient être nos voisin, sont fermés et derrière lesquelles chacun cherche à cacher des secrets. Ce roman est une comédie de moeurs. Le regard candide des enfants nous donne souvent envie de sourire mais le récit met aussi en scène des aspects monstrueux de l'être humain. L'hystérie collective et la soif de violence enfermée en chacun sont brillamment décrits par Joanna Cannon. 

L'écriture est grinçante lorsqu'elle évoque les adultes et pleine de candeur lorsqu'elle adopte le point de vue de ces deux jeunes filles si attachantes. Ce roman se dévore avec un grand plaisir !

"Elle sait que sa présence dans la rue allumera les conversations comme une guirlande lumineuse. Dès qu'elle sera hors de portée, ils commenceront à disséquer son malheur et son ridicule et à se le distribuer comme des petits -fours."

Je remercie chaleureusement Babelio et les Editions Harper Collins pour cette belle découverte !

Cette lecture entre dans le Challenge A Year in England organisé par Titine.

Fanny

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01/11/2017

La Soupe de Kafka, Mark Crick

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Dans La Soupe de Kafka, Mark Crick imagine les plats que Gustave Flaubert, Virginia Woolf, Gabriel Garcia Marquez, Marcel Proust, François de la Rochefoucauld ou Jane Austen nous concocteraient s'ils nous invitaient à manger. Sous la forme de pastiches, les recettes imaginées par Crick nous plongent dans l'univers de ces auteurs. Crick s'est lancé dans un exercice de style pour le moins risqué mais il réussit merveilleusement bien à imiter le style de ces auteurs et à calquer leur univers. Le lecteur passe avec plaisir de la recette des oeufs à l'estragon de Jane Austen qui commence comme le début d'Orgueil et préjugés au Tiramisu de Marcel Proust qui lui permet de remonter le temps et de retrouver des souvenirs trop longtemps enfouis.

J'ai particulièrement adoré le pastiche de Gustave Flaubert. Crick met en scène Emma Bovary préparant un gâteau breton pendant que Charles ronfle dans le canapé devant la télévision allumée. Elle tombe alors sous le charme du nouveau président américain qui l'a fait rêver à un homme fort et déterminé. Le pastiche d'Emma en ménagère désespérée et la représentation de Trump (qui n'est même pas caricaturale malheureusement...) sont vraiment très drôles !

La Soupe de Kafka est un excellent moyen de plonger de nouveau dans nos romans préférés en les redécouvrant sous un nouvel angle humoristique. Crick m'a également donné envie de découvrir certains auteurs que je n'avais encore jamais lus comme Gabriel Garcia Marquez. La Soupe de Kafka est une déclaration d'amour aux auteurs et à ces livres que l'on aime tant lire et relire dans leur version originale ou dans des réécritures.

Enfin, ce recueil de pastiches est un bel objet livre : chaque recette est illustrée par des illustrations de Crick lui-même imitant les tableaux de grands maîtres comme Gustave Doré, Honoré Daumier, Otto Dix, Henri Matisse, Frida Kahlo....

Le pastiche est ainsi décliné littérairement et pictuarellement !

Si vous voulez offrir ou vous faire offrir un livre beau esthétiquement, drôle et intelligent, La Soupe de Kafka est une très bonne idée !

" Le crémeux breuvage s'était refroidi; sa saveur semblait déjà évanouie, et avec elle, hélas, les traces de cette soirée. Toutefois, devinant confusément que ces souvenirs ne s'étaient peut-être pas évanouis pour toujours, mais qu'ils pouvaient, à la manière des âmes des défunts, s'attarder encore parmi nous, je commandai une seconde fois cette boisson laiteuse qui, en d'autres circonstances, m'aurait dégoûté : maintenant je la désirais aussi intensément qu'un élixir de jeunesse." Tiramisu à la Marcel Proust

Je remercie les Editions Baker Street.

Fanny

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29/10/2017

Quatre livres pour Halloween

Pour ce mois d'octobre j'ai eu envie frissonner avec quelques lectures de circonstances. J'ai choisi un roman jeunesse, un roman gothique classique, un roman policier et une pièce de théâtre.

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Dans Autopsie, Kerri Maniscalco revisite le mythe de Jack L'Éventreur. Audrey Rose, une jeune fille, passionnée par la science, étudie avec son oncle médecin légiste les corps des femmes tuées par Jack L’Éventreur. Ne supportant plus ces horreurs, elle décide avec Thomas, un élève de son oncle, de mener l'enquête. Elle est persuadée que l'éventreur fait partie de son entourage...

Ce roman jeunesse est réussi malgré quelques faiblesses. Le suspense est présent tout au long du roman. L'héroïne est un bon exemple du sort des femmes du XIXe siècle pour les jeunes d'aujourd'hui: enfermée par son père, pressée par sa tante pour trouver un bon parti, elle lutte pour apprendre et pour exercer le métier qu'elle aime. Cette lecture fut agréable sans être un coup de cœur.

 

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Alexandre Dumas est le narrateur de ce roman. Il retrouve par hasard Alfred de Nerval, un ami qu'il n'avait pas vu depuis bien longtemps. La dernière fois qu'ils s'étaient vus cet ami était accompagné par une jeune femme malade et avait eu un comportement étrange. Alfred de Nerval lui remonte le temps et lui explique qui était cette femme, pourquoi son comportement était si étrange ....

Le récit principal et emboîté dans le premier commence. Alfred de Nerval, passionnément amoureux de Pauline, traîne sa peine et essaie, par tous les moyens, d'oublier celle qui vient de se marier au comte de Beuzeval. Alors qu'une tempête se lève et que sa barque se fend, Alfred s'abrite toute une nuit dans une vieille abbaye abandonnée située dans le domaine du comte Beuzeval. Il est tiré de son fragile sommeil par des bruits curieux : un homme, dont il ne distingue pas le visage, enterre une clé sous une pierre tombale à quelques mètres de lui. En sécurité le lendemain matin, il apprend que Pauline Beuzeval est morte. Il se fait passer pour un apprenti médecin afin d'apercevoir une dernière fois le corps de sa bien aimée. Mais à sa grande stupeur, la femme étendue dans la maison du comte n'est pas Pauline. Pourquoi le comte fait-il passer une inconnue pour son épouse ? Pourquoi fait-il croire à la mort de Pauline ? Où est Pauline ? Alfred décide donc de retourner la nuit dans l'abbaye, de déterrer la clé et d'ouvrir la vieille porte par laquelle l'homme était sorti.

Abbaye abandonnée, événements mystérieux, disparition inexpliquée et personnages inquiétants, Alexandre Dumas réunit tous les ingrédients pour faire frisonner son lecteur. J'ai beaucoup aimé cette lecture pour cette atmosphère inquiétante. 

 

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J'aime tellement Les Diaboliques de Clouzot que je voulais découvrir le roman qui a inspiré ce film.

J'ai tout autant aimé le roman de Boileau -Narcejac. Même en connaissant la fin et les moments de tension, le suspense était bien présent et je me suis fait quelques frayeurs en le lisant avant de m'endormir. J'ai été étonnée par les nombreuses modifications apportées par Clouzot mais elles ne m'ont pas vraiment dérangées. Si vous ne connaissez pas le film ou le roman je vous les conseille vivement !

Ravinel prépare le meurtre de son épouse avec Lucienne, sa maîtresse. Cet assassinat leur apportera la liberté et deux millions de francs versés par les assurances. Mireille est tuée et le couple met en place son plan machiavélique. Ravinel doit faire semblant de découvrir le corps de Mireille dans le lavoir au fond du jardin avec pour témoin le facteur. Seulement voilà, le corps a disparu. Ravinel reçoit alors une lettre de Mireille, postée le jour même, et lui annonçant qu'elle est partie pour quelques jours. Tout cela simple impossible. Mireille a été noyée dans une baignoire, transportées dans une camionnette... Mireille a-t-elle survécu ? Revient - elle pour se venger ? Ravinel et Lucienne vivent dans une peur de chaque instant... 

 

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En 1692, la terreur règne sur la ville de Salem. Un groupe de jeunes filles affirme que le diable leur ait apparu et que des femmes de la ville sont des sorcières. Abigail est la première à l'affirmer et les autres filles la suivent. Elle est la nièce du révérend M.Parris et a été mise à la porte par Mme Proctor parce qu'elle était devenue la maîtresse de son mari. Alors que toutes les femmes tremblent, Abigail donne les noms des sorcières. M.Hale, le révérend d'une autre ville, vient aider M.Parris à vaincre le diable et les juges arrivent à Salem. La ville perd la tête et les premiers procès ont lieu. Les femmes sont pendues. Abigail finit par affirmer que Mme Proctor est une sorcière. M.Proctor défend bec et ongle sa femme et n'hésite pas à accuser de meurtres Abigail et toutes les autres jeunes femmes qui ne pensent qu'à se venger. Catastrophé par les événements et par les procès bâclés, M.Hale s'oppose à son confrère et prend partie pour les Proctor et pour tous les innocents accusés de sorcellerie.


En 1953, alors que l'Amérique est en proie au maccarthysme et organise sa chasse aux sorcières, Arthur Miller utilise cette histoire vraie de 1692 pour nous montrer la folie des hommes. Cette pièce nous interroge sur la justice, le fanatisme, la religion et les superstitions. Ce qu'il nous dit de l'hystérie des foules est effrayant parce que cette folie contagieuse est toujours véridique aujourd'hui. Je vous conseille cette lecture qui ne vous laissera pas de marbre. J'aimerais beaucoup voir cette pièce mise en scène mais pour le moment je vais me contenter de l'adaptation cinématographique avec Simone Signoret et Yves Montand.

 

Fanny

19/10/2017

Le Jour d'avant, Sorj Chalandon

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Dans Le Jour d'avant, Sorj Chalandon remonte le temps jusqu'à la catastrophe qui a coûté la vie à 42 mineurs le 27 décembre 1974 à Saint-Amé de Liévin-Lens. Le narrateur est le frère de l'une des victimes.

Avec lui, nous parcourons son passé : le lecteur découvre Joseph, un jeune homme qui se cherche entre la terre et le charbon. Des mineurs le poussent à rejoindre leur groupe et son père agriculteur le voudrait bien comme successeur. Et puis, presque par hasard, il choisit la mine au grand dam de la famille qui n'oublie pas l'oncle tué par la mine alors qu'il n'avait que 20 ans. Son jeune frère l'admire. Michel se souvient alors de ce maudit 26 décembre : alors qu'il n'avait jamais été aussi heureux et fier, au volant de la moto et conduisant son grand frère, Joseph, son héros, frissonne en passant devant la mine. Quelques heures plus tard la mine s’effondrait sur lui.

Le temps passe mais la douleur ne quitte plus Michel, orphelin de frère, puis de père. Encouragé par un mot laissé par son père avant son décès, Michel, quarante ans plus tard, décide de venger la mort de Joseph. Cette catastrophe minière n'était pas un accident mais un meurtre. Elle aurait pu être évitée: des hommes sont responsables de la mort de son frère, tué à 30 ans, et n'ont jamais payé pour ce qu'ils avaient fait. Incognito, il retourne dans son village : la mine est morte, elle est devenue un monument historique et une stèle a été érigée à la mémoire des 42 mineurs. Michel se lance alors dans la chasse à l'homme et met en place sa vengeance.

Je n'avais jamais lu de roman de Sorj Chalandon mais pour une première lecture ce fut un vrai coup de cœur. Sorj Chalandon nous tient jusqu'à la fin : cette histoire haletante nous pose mille et une questions sur l'amour, la fraternité, la vengeance, la moralité, la folie.... Les retournements de situations sont fréquents et l'un m'a particulièrement surprise. L'écriture est magnifique et pleine d'humanité. Le Jour d'avant est un poignant hommage aux mineurs de tous les temps, à leurs familles brisées, aux hommes de la terre représentés par le père des deux garçons et enfin un peu à Germinal d'Emile Zola.

En quelques mots, Le Jour d'avant a été une lecture marquante et émouvante par son sujet et par son écriture.

" Venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, mort en paysan. Venger ma mère, morte en esseulée; j'allais tous nous venger de la mine. Nous laver des Houillères, des crapules qui n'avaient jamais payé leurs crimes. (...) Rendre justice aux veuves humiliées, condamnées à rembourser les habits de de travail que leurs maris avaient abîmés en mourant. "

Je remercie les Matchs de la rentrée de Priceminister.

Fanny

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04/09/2017

Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre

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Je ne comprends pas pourquoi j'ai attendu tant d'années pour lire Au revoir là-haut.... Je me suis empressée de le sortir de ma PAL en découvrant la bande annonce de l'adaptation cinématographique d'Albert Dupontel prévue pour fin octobre. 

Prix Goncourt 2013, ce roman de Pierre Lemaitre est un énorme coup de coeur. Il raconte la vie de trois hommes d'un même régiment à la fin de la première guerre mondiale. Début novembre 1918, Edouard et Albert savent que la guerre se termine même si les offensives se poursuivent. Henri, gradé du régiment et ancien aristocrate déchu, espère que cette fin de guerre lui apportera les lauriers dont sa famille a tant besoin. Il est prêt à forcer la chance pour tirer profit de cette guerre. Un an plus tard, Henri, devenu héros de guerre, brille en société alors qu'Albert et Edouard, gueules cassées rejetées par leur pays, vivent misérablement. Ils imaginent alors une arnaque d'envergure nationale. 


J'ai tout adoré dans ce roman qui me laisse très admirative: les personnages sont complexes, terriblement humains et passionnants. Mention spéciale pour Henri D'Aulnay-Pradelle que j'ai tant aimé détester! L'intrigue est surprenante, très romanesque et le lecteur a terriblement envie de poursuivre sa lecture. Pierre Lemaitre montre également toutes les ambiguïtés de la société française : elle glorifie ses morts et abandonne les survivants que l'on regarde d'un oeil méfiant. Comme si tous les héros étaient morts et qu'il ne restait que les peureux. L écriture de Pierre Lemaitre, cynique et pleine de vie, est magnifique. 
Un incroyable roman du début à la fin. 


Je vous laisse avec les premières lignes du roman: " Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre justement. Aussi, en octobre, Albert reçut il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu'à la propagande du début qui soutenait, par exemple, que les balles boches étaient tellement molles qu'elles s'écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en avait vu un paquet, des types morts de rire en recevant une balle allemande. "

Fanny

Lu dans le cadre du Challenge Première guerre mondiale organisé par Claire.

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29/06/2017

Le brouillard tombe sur Deptford, Ann Granger

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J'avais été très déçue par Le témoignage du pendu, le cinquième volume des aventures de Lizzie et Ben Ross mais je n'avais pas envie pour autant d'arrêter définitivement la lecture de cette série. En commençant Le brouillard tombe sur Deptford j'espérais vraiment retrouver la qualité des quatre premiers romans. Mes retrouvailles avec les héros ne furent pas complètement réussies. 

Mrs Clifford est retrouvée la nuit dans une ruelle de Deptford, quartier malfamé de Londres. La présence du cadavre de cette femme bien vêtue et respectable dans le quartier trouble les policiers. Dépassés par les nombreuses affaires de Deptford, les inspecteurs du secteur demandent à Scotland Yard de les aider. Benjamin Ross débute son enquête et découvre que le dernier homme à avoir vu cette femme vivante n'est autre qu'un membre de la famille de Lizzie par alliance. Edgar Wellings est un joueur fauché qui avait une bonne raison de vouloir faire taire Mrs Clifford. Alors que Ben aura à coeur de résoudre cette énigme, Lizzie essaiera d'étouffer le scandale et de protéger sa famille.

Cette dernière enquête du couple présente une intrigue moins prenante que celles des premiers volumes. Je l'ai trouvée un peu lente, comme celle du Témoignage du pendu. Un membre de la famille de Lizzie, une jeune femme qui lui demande souvent son soutien, est assez agaçante. Mais Ann Granger installe très bien le cadre de l'histoire et décrit la misère de nombreux Londoniens du XIXe siècle. Pour la première fois de la série, Ann Granger nous donne à voir la grande pauvreté et le lecteur s'interroge vraiment sur les problèmes sociétaux de cette époque.

Lu dans le cadre de la lecture commune sur Ann Granger dans le mois anglais de Lou et Cryssilda.

Fanny

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21/06/2017

La Séance, John Harwood

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J'ai découvert ce titre grâce à Victoria du blog Mango and Salt. On ne peut le trouver qu'en grand format ou en poche d'occasion.

Le roman débute à la la fin du XIX e siècle par le récit de Constance Langton. Cette jeune fille est confrontée au décès d'Alma, sa petite soeur, et à la dépression de sa mère. Pour lui redonner courage, elle l'amène dans des sociétés spiritualistes afin de convoquer la présence d'Alma. Débute alors pour Constance un premier contact avec l'étrange et le surnaturel qui se développera au cours du roman. Après le décès d'un parent éloigné, Constance hérite de Wraxford Hall, un manoir maudit dans le Suffolk. John Montague, un avocat, la contacte pour cet héritage inattendu et la met en garde: si elle veut rester en vie, elle ne doit jamais habiter dans ce manoir.

John Montague est le premier à remonter le temps pour raconter à Constance et aux lecteurs le passé inquiétant de ce manoir et de ses habitants. Son récit sera complété par celui d'Eleanor Unwin, disparue après une nuit d'orage dans ce manoir. De nombreux événements marquants se sont déroulés dans ce manoir au fil des générations: morts violentes, disparitions mystérieuses, fantômes rôdant dans les bois alentours... Constance prendra alors des risques pour percer les mystères de ce manoir et connaître la vérité sur ses ancêtres.


Les 150 premières pages ont été difficiles à lire, je n'accrochais pas vraiment et j'avais l'impression de survoler les événements avec ces nombreux personnages sans me plonger complètement dans l'histoire. Mais ensuite je n'ai plus lâché ce roman. John Harwood force son lecteur à être actif pendant sa lecture : les événements sont énigmatiques mais les personnages aussi, on doute de la véracité de leur témoignage et on reste attentif à chaque détail. On est happé par l'intrigue et l'ambiance gothique, on frissonne à certains moments avec les personnages et on reconstitue cet immense puzzle avec plaisir. Ce roman est parfait pour la période d'Halloween pour son ambiance gothique ou simplement si on veut passer un bon moment de lecture.

Lu dans le cadre du mois anglais chez Cryssilda et Lou

Fanny

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