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16/06/2017

Randonnée mortelle, Agatha Raison, MC. Beaton

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J'ai découvert l'an dernier la série des Agatha Raisin grâce à Claire. Je n'avais encore jamais fait d'article pour rendre compte de mes lectures mais pour ce quatrième tome et pour le mois anglais, je me lance ! 

Après un séjour de six mois à Londres qui lui a paru une éternité, Agatha rentre à Caserly. Déçue par l'accueil peu chaleureux de son séduisant voisin, James, Agatha manigance déjà quelque chose pour l'intéresser. 

Sa réputation d'enquêtrice n'est plus à faire ! Une habitante de Caserly et sa nièce randonneuse lui demandent d'enquêter sur la mort d'un membre du groupe de randonnée. Jessica, chef du groupe, était une randonneuse engagée. Elle militait pour le droit de passage de son club dans les propriétés privées mais exerçait également son pouvoir sur les membres du groupe. 

Agatha profite alors de cette affaire pour se rapprocher de James. Ils intègrent le groupe de randonneurs pour enquêter en catimini en se faisant passer pour mari et femme. Cette situation entraîne des scènes rigolotes. 

L' enquête n'est pas inoubliable : l'intrigue n'est pas le plus important dans cette série. Ce que l'on aime c'est retrouver Agatha, son franc parler et ses manigances pour séduire James. 

La fin de cette quatrième aventure présente un événement important dans la vie privée d'Agatha qui nous donne envie de lire le cinquième tome rapidement ! 

Fanny

Lu pour le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda

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14/06/2017

Lettres choisies de la famille Brontë

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Pour la première fois, les lettres de la famille Brontë sont traduites en Français. Etant une véritable quiche en Anglais, je suis ravie de pouvoir enfin les lire !

Ce recueil rassemble surtout des lettres de Charlotte adressées à son amie d'enfance Ellen Nussey, à ses éditeurs devenus de véritables amis mais aussi à Elizabeth Gaskell. On peut également trouver des écrits du Pasteur Brontë qui nous permettent de découvrir un homme moins austère que le portrait habituel qui dressé de lui dans les biographies de ses filles. Quelques lettres nous montrent la déchéance et les nombreux égarements de Branwell. Les lettres de Charlotte témoignent de son désespoir vis-à-vis de ce frère devenu un fardeau pour tous. Les écrits d'Emily et d'Anne sont malheureusement peu nombreux : quand Emily vivait à Bruxelles, elle laissait à Charlotte le soin d'écrire à leur famille.

Quelle joie de se plonger dans les esprits et la vie quotidienne de cette famille unique ! Cette lecture m'a permis non seulement de me remémorer des choses que j'avais déjà apprises lors de la lecture de biographies mais aussi de percevoir les sentiments précis des membres de la famille lors d'événements. La pudeur de Charlotte laisse certaines zones d'ombres que j'espérais voir un peu "éclairées" par ses lettres. Elle se refuse à parler de son amour pour M. Héger et reste très discrète sur l'écriture et la création de Jane Eyre, des Hauts de Hurlevent ou d'Agnès Grey.

Les lettres de Charlotte sur la maladie, le décès d'Emily et d'Anne sont bouleversantes. Les descriptions de la maison vide le sont tout autant. Préparez bien votre petit coeur pour lire ces instants de vie.

On découvre en étant un peu gêné l'admiration sans borne de Charlotte pour Emily qu'elle surnomme "le soleil" de la maison mais aussi ses remarques un peu condescendantes vis-à-vis d'Anne qu'elle juge faible. Peut-être que cette impression négative que j'ai eue ne tiens qu'à moi. Si vous avez-lu ces lettres avez-vous ressenti la même chose ?

On admire surtout la force et le courage sans faille de Charlotte, vivant seule avec son père, continuant à écrire, oubliant son propre bonheur, alors qu'en six mois elle a perdu ses sœurs et son frère.

Dernier délice de cette lecture: refaire dans mon esprit mon voyage à Haworth d'il y a quelques années en tournant les pages de ce recueil. 

Fanny

Lu dans le cadre de la lecture commune sur les auteurs Victoriens pour le mois anglais chez Cryssilda et Lou !

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09/06/2017

Le Château de Cassandra, Dodie Smith

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Pour la lecture commune consacrée à un roman de jeunesse ou un album j'ai choisi Le château de Cassandra de Dodie Smith. Ce roman jeunesse est devenu un classique de la littérature.

L'héroïne et narratrice, Cassandra, mène une existence farfelue dans laquelle sa famille pauvre vit dans un château, sa belle-mère Topaz accumule les excentricités comme faire des ballades nue pour communier avec la nature ou encore son père, écrivain à succès, refuse d'écrire de nouveau.

Les vies de Cassandra et de sa grande soeur Rose sont chamboulées par l'arrivée de deux voisins américains propriétaires du château dans lequel elles vivent. Simon et Neil intriguent les jeunes filles et les jeunes gens sympathisent. Ce début n'est pas sans nous rappeler celui d'Orgueil et Préjugés. Avant l'arrivée des deux jeunes hommes, les deux sueurs vivaient dans une innocence presque enfantine protégée par ce château hors du temps. Sous la forme d'un journal intime, Cassandra racontera au lecteur les aventures amoureuses et les amitiés qui la transformeront en jeune adulte.

Dodie Smith a crée une intrigue agréable et mignonne à découvrir mais cette lecture ne fut pas le coup de cœur tant attendu. J'avais entendu tant de bien de ce roman que j'en attendais certainement trop. Le roman compte quelques longueurs selon moi. Cependant, j'ai beaucoup aimé toutes les références littéraires évoquées par Cassandra comme Jane Austen et les sœurs Brontë. La tonalité empreinte de nostalgie m'a énormément plu dans ce roman initiatique. Cassandra jette parfois des regards tendres et sensibles vers le passé qui nous rappellent forcément nos sentiments à l'adolescence que l'on aurait presque oubliés avec le temps. Ces réflexions douces amères qui nous replongent dans nos propres souvenirs constituaient selon moi les meilleures pages du roman.

Je sais bien que si j'avais lu ce roman enfant je l'aurais certainement adoré mais je serai passée à côté de ce regard rétrospectif vers mon adolescence. 

Fanny

 

Lu dans le cadre de la lecture commune sur un roman jeunesse du mois anglais organisé par Cryssilda et Lou.

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05/06/2017

L'amant de Lady Chatterley, D.H Lawrence

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Je commence le mois anglais avec la lecture commune consacrée à la campagne anglaise. Le choix de L'amant de Lady Chatterley pour ce rendez-vous peut paraître surprenant mais la campagne a un rôle important dans ce roman.

Je voulais lire depuis longtemps ce roman devenu un classique mais qui fit scandale pendant de longues années. Lawrence a été l'un des premiers à évoquer librement le désir féminin dans un de ses romans.

De nombreux lecteurs connaissent la trame de L'amant de Lady Chatterley : à la fin de la première guerre mondiale, Constance retrouve un époux paralysé, impuissant et obsédé par une potentielle carrière littéraire. Elle calque alors son existence sur celle de son mari : enfermée dans leur grande et belle demeure, sa vie est uniquement intellectuelle : elle fait la lecture à son mari, le conseille pour ses écrits et écoute patiemment les amis intellectuels qui viennent rendre visite à son mari. Elle est seule le plus souvent et mène une vie monotone où les apparences sont reines. Elle trouve un petit peu de réconfort en se promenant dans les bois du domaine. Dans cette campagne anglaise des Midlands, Constance s'ennuie et a l'impression de mourir à petit feu. Effrayé par l'avenir du domaine, Clifford, son époux, lui demande alors de choisir un amant pour lui donner un héritier. Par ennui et par lassitude tout d'abord elle va débuter une relation adultère avec le garde- chasse de son mari. Olivier Mellors va redonner vie à son corps mais lui apprendre aussi à regarder le monde avec un autre regard. Avec beaucoup de lucidité, il lui montre que leur campagne anglaise contaminée par la naissance de l'industrialisation étouffe et finira par disparaître.

L'aspect érotique fit scandale: le roman est bien entendu un roman initiatique. La relation de Constance et de Mellors est une éducation sentimentale et sensuelle pour l'héroïne mais finalement ce roman est beaucoup plus riche que cela. Lawrence décrit la montée des désirs chez Constance mais il dresse également le portrait d'une nouvelle Angleterre "faible" et industrielle qui dévore l'ancienne Angleterre rurale et ''virile''. Il montre les dangers de l'industrialisation et du capitalisme sur l'humanité.

J'ai apprécié cette lecture malgré quelques longueurs et quelques passages maladroits, peut-être à cause de la traduction. J'ai eu l'impression que l'écriture de certains extraits avaient été beaucoup plus travaillés que d'autres mais peut-être que cette irrégularité de style est due à la traduction.

Bon mois anglais à vous !

Fanny

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Lu dans le cadre de la lecture commune sur la Campagne Anglaise du mois anglais chez Lou et Cryssilda.

 

19/05/2017

Le mois anglais est de retour !

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C'est avec grande joie que je participe de nouveau au mois anglais organisé par Lou et Cryssilda ! Merci, merci pour l'organisation de ce mois rempli de découvertes et de partages ! 

Ma Pile à Lire est déjà prête et j'espère réussir à participer à ces lectures communes : 

- 5 juin : Campagne anglaise avec L'Amant de Lady Chaterley de D.H Lawrence ( ma lecture du moment)

- 9 juin : Album jeunesse ou littérature jeunesse avec Le Château de Cassandra de Dodie Smith

- 13 juin : M.C. Beaton et sa série Agatha Raisin, le quatrième tome : Randonnée mortelle 

- 14 juin: Les Victoriens avec Les lettres choisies de la famille Brontë (que j'ai lues en mai, je triche un peu... )

- 24 juin : Un polar au choix avec Meurtre en Mésopotamie d'Agatha Chrisite (même si ce n'est pas à proprement parlé un polar... ) 

Je voudrais également lire La Séance de John Harwood et L'aventure du ruban moucheté d'Arthur Conan Doyle et illustré par Christel Espié. 

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Bon mois anglais à tous !

Fanny

07/05/2017

La Lionne et Les Ombres d'un conteur

J'ai lu récemment une bande dessinée sur Andersen dont j'ai eu envie de vous parler. Je me suis souvenue, qu'après sa lecture l'an dernier, je n'avais pas fait de billet sur une bande dessinée consacrée à Karen Blixen que j'avais beaucoup aimée. Je vous propose deux bandes dessinées pour découvrir la vie de deux grands auteurs danois considérés comme des classiques.

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Je me suis littéralement jetée sur La Lionne l'an dernier lorsque j'ai appris l'existence de cette bande dessinée qui retrace la vie de Karen Blixen. Je ne cesse de le dire ici mais j'aime énormément l'oeuvre romanesque de cette auteur et sa vie aventurière en Afrique me fascine.

La Lionne fut un véritable coup de coeur. Le lecteur suit Karen Blixen depuis son enfance jusqu'à sa mort dans ce roman graphique très riche de presque 200 pages.

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Au début de La Lionne, Anne-Caroline Pandolfo met en scène "sept fées " qui se sont penchées sur le berceau de Karen Blixen pour lui attribuer ses dons de conteuse. Nietzsche, Shéhérazade, Shakespeare, le Diable, une cigogne, un lion et un guerrier Massaï la suivent tout au long de sa vie. Ils semblent presque devenir tour à tour son ombre. Comme dans une valse infernale, ces personnages apparaissent à Karen Blixen à certains moments de sa vie pour la protéger comme des anges gardiens ou l'influencer démoniaquement tels de mauvais diables. J'ai beaucoup aimé cet aspect fantastique et l'apparition de ces personnages tout au long de la vie de l'auteur.

Cette biographie dessinée est très bien documentée et scénarisée par Anne-Caroline Pandolfo. Les dessins de Terkel Risbjerg sont vaporeux et doux comme des aquarelles et laissent deviner la force et la sensibilité de Karen Blixen.

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Lorsque je suis tombée par hasard sur Andersen, les ombres d'un conteur j'ai reconnu immédiatement le coup de crayon de Nathalie Ferlut que j'avais déjà tant aimé dans Eve sur la balançoire. Les dessins de Nathalie Ferlut et mes souvenirs de lectures enfantines des contes d'Anderson m'ont suffi pour acheter sans hésiter cette bande dessinée. Cette biographie nous raconte la vie méconnue d'un grand auteur danois que l'on ne présente plus.

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Nathalie Ferlut retrace l'enfance malheureuse du petit Hans, orphelin d'un père qu'il aimait tant et frustré par une mère qui ne comprenait pas ses envies artistiques. On découvre son envie irrépressible de se faire une place au soleil par des oeuvres artistiques quelles qu'elles soient : le chant, la poésie, les romans, les pièces de théâtre et enfin les contes. Nathalie Ferlut nous présente un homme sensible passionné par les arts.

Tout comme pour Eve sur la balançoire, les dessins de Nathalie Ferlut sont colorés et magnifiques. J'ai particulièrement aimé les pages avec les dessins en ombres chinoises. La bande dessiné est très documentée et le récit est raconté par le vaillant petit soldat de plomb.

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Fanny

 

05/04/2017

Tout plaquer et aller prendre un bain, Mathou

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Tout plaquer et aller prendre un bain est un condensé et une collection des petits bonheurs de la dessinatrice et auteure Mathou. Chaque page contient un dessin tout en couleurs qui représente un moment simple et précieux de sa vie mais aussi des nôtres. Le livre se divise en plusieurs parties : les petits moments de tous les jours, les petits moments de temps et en temps et les petits mots qui font du bien. 

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Mathou explique au début de ce livre qu'elle souhaite juste, modestement, nous rappeler ces bons moments pour que l'on puisse voir la vie en rose même lorsqu'elle ne l'est pas. Elle réussit sa mission : ce petit livre nous offre un joli moment de lecture tout en douceur. Il fait du bien à nos petits cœurs et nous donne le sourire.

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Les personnages sont trognons : leurs bouilles sont rondes et rosées, leurs sourires sont immenses et leurs cœurs gros comme ça. Leurs petits moments de bonheur, de gourmandise, de bêtise, de générosité sont aussi les nôtres. Notre vie n'est pas parfaite, nous ne serons jamais tout à fait celles que nous désirons être, nous ne serons jamais assez intelligentes, assez cultivées, assez belles et minces, mais ces petits instants de nos vies, qui nous laissent parfois indifférents les soirs de grandes fatigues, sont parfaits. Le principal dans nos vies est ici sous la forme d'un dessin coloré: un enfant que l'on aime, un amoureux attentionné, des amies qui nous font rire, une fleur qui sent bon, un livre qui nous ravit ... Ce livre nous donne envie d'arrêter de courir après la montre, d'être toujours plus exigeante envers nous et insatisfaite et nous pousse à profiter de notre petite vie, simple mais au combien belle. 

Lu dans le cadre de La BD fait son festival de Priceminister.

( Note de Tout plaquer pour aller prendre un bain : 16/20 et la fiche produit de ce livre sur Priceminister

Fanny

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