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27/06/2018

Les yeux bleus, Thomas Hardy

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Les Yeux bleus est le troisième roman de Thomas Hardy et fut écrit un an avant Loin de la foule déchaînée et 18 ans avant Tess d'Urbervilles. Je suis tombée sous le charme de cet auteur depuis ma première lecture d'un de ses romans. J'ai commencé à le découvrir avec Loin de la foule déchaînée et je l'aime toujours un peu plus après avoir tourné les dernières pages d'un de ses romans. J'ai aussi eu la chance, il y a deux ans, de visiter ses deux maisons, si vous voulez voir des photos, c'est par ici. 

Elfride, fille d'un pasteur, s'éprend à toute vitesse de Stephen, un architecte venu restaurer l'église de la paroisse. Stephen, le fils du maçon de cette même paroisse, a pu se faire une place dans le monde grâce à un homme instruit qui lui a donné des leçons par correspondance, Mr. Knigtht. En raison des origines modestes de Stephen, le père d'Eldrife s'oppose à leur union. La jeune fille décide alors de s'enfuir avec son amoureux pour se marier secrètement mais, arrivée à Londres, elle regrette son comportement et fait demi-tour. Stephen partira alors pour les Indes afin de faire fortune pour revenir demander sa main quelques années plus tard. Elfride reste seule en compagnie de son père mais le destin, un homme et une vieille ennemie, viendront tout chambouler. 


Petite soeur de Tess, Elfride est celle qui subit les conventions sociales et le regard des hommes si sévères pour le sexe féminin. Comme Angel jugea et refusa le pardon à Tess, Elfride sera tourmentée par une culpabilité que les hommes et la société lui imposent. Comme toujours dans les romans de Thomas Hardy, le destin est implacable lorsqu'il est lancé sur les trousses de l'une de ses victimes. 
Certains chapitres m'ont semblé un peu longs mais les centaines dernières pages sont bouleversantes et réservent deux surprises, l'une facilement pressentie par un lecteur habitué aux romans de Thomas Hardy, l'autre est un vrai rebondissement que je n'avais pas du tout deviné ! J'aime tout dans les romans de Thomas Hardy : la psychologie des personnages, la description de la société du XIXe siècle et celle des paysages de la campagne anglaise, l'intrigue faite de détails qui s'imbriquent les uns aux autres et l'écriture. Petit bémol pour l'écriture des Yeux bleus qui m'a semblé moins belle que celle des autres romans que j'ai lus, la faute à la traduction ou au début de la carrière de Hardy puisqu'il ne s'agit que de son troisième roman. 

Les Yeux bleus fut une très belle lecture mais je crois qu'il est le roman de Thomas Hardy qui m'a le moins marquée pour le moment. L'auteur est très fort pour briser nos cœurs mais on continue de l'aimer.

"Je suis bien loin de savoir ce qu'est la vie. Se faire une idée juste de la vie est une entreprise trop vaste pour la réussir pendant le cour intervalle où on la traverse."

Fanny

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Cryssilda et Lou

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25/06/2018

Frankenstein, Mary Shelley

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J'ai enfin lu ce grand classique anglais qui faisait partie des douze classiques que je souhaitais sortir de ma bibliothèque cette année. Je me souvenais bien de l'histoire que j'ai découverte sous forme de bande dessinée il y a quelques années. Si vous voulez lire ma chronique, c'est par ici. J'ai également vu, il y a longtemps, le film mythique qui a crée l'image que nous avons tous du monstre possédant les traits de Boris Karloff. 


Le docteur Frankenstein rêve de donner vie à une créature et il y parvient en créant un monstre. Effrayé par son oeuvre, Victor Frankenstein l'abandonne et la fuit. Désespéré d'être rejeté par tous les hommes alors qu'il cherche leur compagnie et leur amitié, le monstre se prend d'une haine féroce pour son créateur. Sa vengeance débute par le meurtre du jeune frère de Victor. Le monstre propose à Frankenstein de créer une nouvelle créature pour vivre avec elle, le scientifique refuse et la vengeance du monstre n'aura alors plus de limites. Maudit parce qu'il s'est substitué à Dieu en créant la vie, Frankenstein ne semble plus avoir de prise sur son destin tragique. 


Ma lecture fut en demi-teinte. J'ai bien conscience de la modernité folle de ce roman écrit en 1817 par une jeune femme d'une vingtaine d'années. Mary W.Shelley pose des questions primordiales et intemporelles: qu'est-ce qu'une vie heureuse ? Que vaut une vie sans amour et sans amitié ? Qui est le plus monstrueux des deux héros ? Le monstre criminel obsédé par sa vengeance ou le scientifique inconscient qui refuse ses responsabilités et nie toute humanité à celui qu'il a créé ? Cependant, j'ai eu du mal à lire le roman et certains passages m'ont paru trop longs. Il s'agissait peut-être du mauvais moment pour lire ce grand classique et l'apprécier à sa juste valeur.

" Il est, certes, en votre pouvoir de me frustrer de tout, mais il me reste la vengeance, la vengeance qui, désormais, me sera plus indispensable que la lumière du jour et la nourriture ! Il se peut que je meure, soit, mais avant cela, vous, mon tyran et mon bourreau, maudirez le soleil qui brillera sur votre effroyable misère. "


L' avez-vous lu ? Qu'en avez-vous pensé ? 

Fanny

Lu dans le cadre de la lecture commune d'un classique anglais du XIXe siècle organisée par Lou et Cryssilda

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04/06/2018

Témoin indésirable, Agatha Christie

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On ne pas mieux débuter le mois anglais qu'avec un roman d'Agatha Christie ! 


Témoin indésirable commence par la visite du Docteur Calgary à la famille Argyle: le docteur vient leur annoncer qu'il est l'alibi du fils de famille, Jack, accusé deux ans plus tôt d'avoir tué sa mère adoptive. Engagé dans une expédition scientifique et ayant subi une commotion qui a entraîné une amnésie partielle, Calgary s'est souvenu quelques jours plus tôt qu'il était l'homme qui avait pris en stop Jack à l'heure du crime. La famille n'en revient pas: Jacko, le voyou, le mauvais frère et le fils ingrat, décédé en prison, n'était donc pas l'assassin. Cette nouvelle, loin de soulager la famille comme l'espérait le docteur Calgary, agace la maisonnée et la police. Quel membre de la famille a donc assassiné deux ans plus tôt madame Argyle, femme au grand cœur et vertueuse ? Pas d'Hercule Poirot ou de Miss Marple pour enquêter dans Témoin indésirable. Calgary, un membre de la famille, Philip le gendre infirme et l'ancien enquêteur en charge de l'affaire cherchent tous les trois à identifier l'assassin qui pensait bien être passé entre les mailles du filet. 

À moins de la moitié de ma lecture, je me suis malheureusement souvenue d'une adaptation télévisée que j'avais vue. La série de France 2 Les Petits meurtres d'Agatha Christie a adapté le roman il y a quelques années. L' assassin et le mobile n'étaient plus des mystères mais j'ai tout de même grandement apprécié cette lecture pour l'atmosphère que j'aime tant dans les romans d'Agatha Christie. J'ai pu également observer les indices que la romancière distille tout au long de l'intrigue et cette façon de lire particulière fut une expérience intéressante. 

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J'ai regardé immédiatement après l'adaptation récente de la BBC et j'ai été surprise par toutes les libertés que la série a prises vis-à-vis du roman: c'est la première fois que je vois une adaptation changer le meurtrier. Même si on s'éloigne de l'oeuvre originale et que l'ambiance au sein de la famille est plus violente que dans le roman, j'ai tout de même passé un bon moment.


Bon mois anglais à vous !

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Lu dans le cadre de la lecture commune d'un roman policier organisée par Cryssilda et Lou

Fanny 

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26/02/2018

Anna Karénine, Léon Tolstoï

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J'ai passé mon mois de février avec Anna Karénine de Léon Tolstoï. Depuis plusieurs années, j'avais un peu peur de me lancer dans la lecture de ce pavé et c'est finalement l'idée de Romanza qui m'a donnée envie de franchir le pas. Romanza nous a proposé de lire ou relire Anna Karénine et de regarder certaines adaptations. De mon côté, j'ai prévu de regarder dans les semaines à venir l'adaptation de 1948 avec Vivien Leigh et celle de 2012 avec Keira Knightley. 

Le début de ma lecture a été difficile et j'avais bien du mal à comprendre pourquoi je n'accrochais pas trop malgré certaines pages sublimes comme la rencontre de Vronskï et Anna à la gare. J'ai finalement compris que le roman ne m'apportait pas ce que j'attendais et que j'avais une mauvaise représentation de l'oeuvre. Je croyais qu'Anna était vraiment l'héroïne incontestée du roman, la place que prenait Lévine me gênait. Je pensais également que le début de la relation entre Vronskï et Anna serait davantage décrit. J'ai souvent entendu Anna comparée à Emma Bovary mais de mon côté je les trouvais très différentes. Une fois que j'ai compris ce qui me gênait dans le début du roman, je me suis plongée complètement dedans et je l'ai adoré. 

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Anna Karénine n'est pas que l'histoire d'une femme adultère qui refuse de mentir, de se cacher quitte à subir la déchéance et le rejet d'une l'aristocratie hypocrite comme on a tendance à le croire. Dans ce roman, Tolstoï représente toute la vie, évoque tous les thèmes possibles et représente tous les humains. Anna n'est pas la seule héroïne, elle partage le haut de l'affiche avec une multitude de personnages: Lévine l'amoureux de la nature qui cherche à comprendre le sens de sa vie et veut devenir un homme bon, Alexis, le mari tour à tour compréhensif et sans pitié, Vronskï le séducteur, puis l'amant regrettant sa liberté passée, la jeune Kitty qui fait son éducation sentimentale durant le roman, Stepan, le frère d'Anna cherchant à jouir de tous les plaisirs de la vie.... Anna Karénine est une sorte de monument représentant toutes les vies possibles: le peuple et l'aristocratie russes, l'amour heureux et l'amour passionnel destructeur, le travail manuel et celui de l'esprit, la foi et l'impiété, la naissance et la mort. 

L'écriture de Tolstoï est magnifique et la fin, même si l'on connaît déjà le dénouement, est inoubliable.

" Il se meurt. Au printemps, il mourra... Que puis-je faire pour le soulager ? Que puis-je lui dire ? Que sais-je ? N'avais-je pas moi-même oublié qu'il faut mourir. "

" La tempête grondait dans son âme, elle se sentait à un tournant de sa vie, qui pouvait avoir pour elle les plus terribles conséquences, et cependant elle devait feindre devant un étranger, lequel tôt ou tard saurait tout... Domptant la tempête intérieure qui la dévastait, elle s'assit et se mit à causer avec le nouveau venu. "

Fanny

Lu dans le cadre du Challenge Un Hiver avec Anna Karénine chez Romanza et le Challenge XIXe siècle chez Fanny

                   

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29/10/2017

Quatre livres pour Halloween

Pour ce mois d'octobre j'ai eu envie frissonner avec quelques lectures de circonstances. J'ai choisi un roman jeunesse, un roman gothique classique, un roman policier et une pièce de théâtre.

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Dans Autopsie, Kerri Maniscalco revisite le mythe de Jack L'Éventreur. Audrey Rose, une jeune fille, passionnée par la science, étudie avec son oncle médecin légiste les corps des femmes tuées par Jack L’Éventreur. Ne supportant plus ces horreurs, elle décide avec Thomas, un élève de son oncle, de mener l'enquête. Elle est persuadée que l'éventreur fait partie de son entourage...

Ce roman jeunesse est réussi malgré quelques faiblesses. Le suspense est présent tout au long du roman. L'héroïne est un bon exemple du sort des femmes du XIXe siècle pour les jeunes d'aujourd'hui: enfermée par son père, pressée par sa tante pour trouver un bon parti, elle lutte pour apprendre et pour exercer le métier qu'elle aime. Cette lecture fut agréable sans être un coup de cœur.

 

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Alexandre Dumas est le narrateur de ce roman. Il retrouve par hasard Alfred de Nerval, un ami qu'il n'avait pas vu depuis bien longtemps. La dernière fois qu'ils s'étaient vus cet ami était accompagné par une jeune femme malade et avait eu un comportement étrange. Alfred de Nerval lui remonte le temps et lui explique qui était cette femme, pourquoi son comportement était si étrange ....

Le récit principal et emboîté dans le premier commence. Alfred de Nerval, passionnément amoureux de Pauline, traîne sa peine et essaie, par tous les moyens, d'oublier celle qui vient de se marier au comte de Beuzeval. Alors qu'une tempête se lève et que sa barque se fend, Alfred s'abrite toute une nuit dans une vieille abbaye abandonnée située dans le domaine du comte Beuzeval. Il est tiré de son fragile sommeil par des bruits curieux : un homme, dont il ne distingue pas le visage, enterre une clé sous une pierre tombale à quelques mètres de lui. En sécurité le lendemain matin, il apprend que Pauline Beuzeval est morte. Il se fait passer pour un apprenti médecin afin d'apercevoir une dernière fois le corps de sa bien aimée. Mais à sa grande stupeur, la femme étendue dans la maison du comte n'est pas Pauline. Pourquoi le comte fait-il passer une inconnue pour son épouse ? Pourquoi fait-il croire à la mort de Pauline ? Où est Pauline ? Alfred décide donc de retourner la nuit dans l'abbaye, de déterrer la clé et d'ouvrir la vieille porte par laquelle l'homme était sorti.

Abbaye abandonnée, événements mystérieux, disparition inexpliquée et personnages inquiétants, Alexandre Dumas réunit tous les ingrédients pour faire frisonner son lecteur. J'ai beaucoup aimé cette lecture pour cette atmosphère inquiétante. 

 

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J'aime tellement Les Diaboliques de Clouzot que je voulais découvrir le roman qui a inspiré ce film.

J'ai tout autant aimé le roman de Boileau -Narcejac. Même en connaissant la fin et les moments de tension, le suspense était bien présent et je me suis fait quelques frayeurs en le lisant avant de m'endormir. J'ai été étonnée par les nombreuses modifications apportées par Clouzot mais elles ne m'ont pas vraiment dérangées. Si vous ne connaissez pas le film ou le roman je vous les conseille vivement !

Ravinel prépare le meurtre de son épouse avec Lucienne, sa maîtresse. Cet assassinat leur apportera la liberté et deux millions de francs versés par les assurances. Mireille est tuée et le couple met en place son plan machiavélique. Ravinel doit faire semblant de découvrir le corps de Mireille dans le lavoir au fond du jardin avec pour témoin le facteur. Seulement voilà, le corps a disparu. Ravinel reçoit alors une lettre de Mireille, postée le jour même, et lui annonçant qu'elle est partie pour quelques jours. Tout cela simple impossible. Mireille a été noyée dans une baignoire, transportées dans une camionnette... Mireille a-t-elle survécu ? Revient - elle pour se venger ? Ravinel et Lucienne vivent dans une peur de chaque instant... 

 

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En 1692, la terreur règne sur la ville de Salem. Un groupe de jeunes filles affirme que le diable leur ait apparu et que des femmes de la ville sont des sorcières. Abigail est la première à l'affirmer et les autres filles la suivent. Elle est la nièce du révérend M.Parris et a été mise à la porte par Mme Proctor parce qu'elle était devenue la maîtresse de son mari. Alors que toutes les femmes tremblent, Abigail donne les noms des sorcières. M.Hale, le révérend d'une autre ville, vient aider M.Parris à vaincre le diable et les juges arrivent à Salem. La ville perd la tête et les premiers procès ont lieu. Les femmes sont pendues. Abigail finit par affirmer que Mme Proctor est une sorcière. M.Proctor défend bec et ongle sa femme et n'hésite pas à accuser de meurtres Abigail et toutes les autres jeunes femmes qui ne pensent qu'à se venger. Catastrophé par les événements et par les procès bâclés, M.Hale s'oppose à son confrère et prend partie pour les Proctor et pour tous les innocents accusés de sorcellerie.


En 1953, alors que l'Amérique est en proie au maccarthysme et organise sa chasse aux sorcières, Arthur Miller utilise cette histoire vraie de 1692 pour nous montrer la folie des hommes. Cette pièce nous interroge sur la justice, le fanatisme, la religion et les superstitions. Ce qu'il nous dit de l'hystérie des foules est effrayant parce que cette folie contagieuse est toujours véridique aujourd'hui. Je vous conseille cette lecture qui ne vous laissera pas de marbre. J'aimerais beaucoup voir cette pièce mise en scène mais pour le moment je vais me contenter de l'adaptation cinématographique avec Simone Signoret et Yves Montand.

 

Fanny

10/10/2017

Le destin d'Anna Pavlovna, Alekseï Pisemski

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Alekseï Pisemski est un contemporain d'Ivan Tourgueniev peu connu en France. C'est avec un grand plaisir que j'ai découvert cet auteur russe avec Le destin d'Anna Pavlovna.


Alekseï Pisemski plonge le lecteur dans la Russie rurale du XIXe siècle. Nouvellement mariée, l'héroïne s'installe avec son époux dans un petit village organisé par quelques nobles, propriétaires de domaines. Malade, fragile, brutalisée par son mari, Anna Pavlovna dépérit alors que toute la petite noblesse provinciale se régale de commérages. Deux hommes de son passé ressurgissent alors dans sa vie: elle retrouve un vieux comte, ami de son père qui tombe follement amoureux d'elle et un jeune homme sans le sous qu'elle a aimé dans sa jeunesse et tout cela sous l’œil jaloux de son époux. Ces retrouvailles vont bouleverser sa vie. 


J'ai beaucoup aimé ce roman qui ressemble énormément à une tragédie. L'héroïne semble poursuivie par des puissances qui la dépassent et qui prennent diverses formes: la petite noblesse qui s'ennuie, qui fait et détruit des réputations et des êtres au gré de ses commérages mais aussi les hommes tout puissants au XIXe qui ne sont guidés que par des pulsions dévastatrices. Anna Pavlovna, héroïne courageuse, ressemble alors à une marionnette aux mains d'hommes capricieux, lâches et inconstants. Dans Le destin d'Anna Pavlovna, Alekseï Pisemski offre au lecteur un beau portrait de femme du XIXe siècle. Il nous donne aussi le reflet d'une Russie cruelle à observer : une société rurale dans laquelle les hommes fortunés régentent et détruisent selon leur bon vouloir la vie des "âmes" qu'ils possèdent : celles de leurs serfs et des femmes.

Je remercie Babelio et Les Editions Ateliers Henry Dougier pour cette belle découverte !

Lu dans le cadre du Challenge XIXe siècle organisé par Fanny

Fanny

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30/06/2017

L'Aventure du ruban moucheté et Le Diadème de Béryls, Arthur Conan Doyle et Christel Espié

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Les éditions Sarbacane publient des textes classiques accompagnés par de superbes illustrations. Christel Espié a illustré deux nouvelles d'Arthur Conan Doyle qui mettent en scène Sherlock Holmes et son fidèle acolyte, le docteur Watson.

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Dans L'Aventure du ruban moucheté, une jeune femme implore l'aide du célèbre détective. Elle vit dans un vieux manoir avec son beau-père. Elle se sent seule depuis la mystérieuse mort de sa soeur. Une nuit, elle entend un sifflement dans sa chambre. Quelques instants avant de mourir, sa soeur lui avait parlé de ce mystérieux bruit.... Craignant pour sa vie et ne supportant plus d'ignorer les causes de la disparition de sa soeur, elle demande à Sherlock Holmes de percer le mystère. 

Un homme affolé et désespéré débarque un jour chez Sherlock Holmes dans Le diadème de Béryls. Il raconte au détective que son propre fils lui a dérobé un diadème précieux confié à ce financier par un célèbre personnage de l'Etat. Il ne parvient pas à y croire mais il a surpris son fils dans la nuit alors qu'il tenait le diadème dans ses mains. Sherlock Holmes cherchera alors a innocenté ce fils et à retrouver les diamants disparus.   51hL1j3CbZL.jpg

J'ai adoré ces deux lectures : les intrigues d'Arthur Conan Doyle sont toujours plaisantes à lire même si ces nouvelles plus courtes ne maintiennent pas aussi bien le suspense que ses romans. Le lecteur peut découvrir facilement le dénouement des intrigues. J'ai eu une petite préférence pour l'intrigue de L'Aventure du ruban moucheté. Les illustrations de Christel Espié ont été une très belle découvertes pour moi : les dessins et les couleurs nous plongent avec plaisir dans l'Angleterre du XIXe siècle. Ils sont très élégants et conviennent parfaitement au héros d'Arthur Conan Doyle.

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Je pense poursuivre ma découverte de cette illustratrice avec Tom Sawyer détective publié également aux éditions Sarbacane.

Lu dans le cadre du mois anglais chez Lou et Cryssilda

Fanny

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