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14/06/2015

Elizabeth Ire Reine d'Angleterre, Béatrice Fontanel, Maurice Pommier

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Fille d’Henri VIII d’Angleterre et de Anne Boleyn, Elizabeth Ire a régné sur l’Angleterre et l’Irlande de 1558 à sa mort. Dans ce livre, on suit Elizabeth dès sa naissance pour découvrir les rebondissements qui ont rythmé son enfance et sa jeunesse, puis son règne. Elle est d’abord chérie par son père et considérée comme seule et unique princesse au détriment de sa sœur Mary Tudor. Cependant, suite à l’exécution de sa mère, elle est à son tour considérée comme « bâtarde » et privée de tout privilège. Selon les plans de son père avant sa mort, il est prévu qu’Elizabeth soit troisième dans l’ordre de succession, après son frère Edward et sa sœur. C’est finalement en quatrième position, à l’âge de 25 ans, qu’Elizabeth accède au trône, suite à la mort de sa sœur. Après le règne de Mary Ire, il s’agit d’un tournant politique pour l’Angleterre, car Elizabeth est protestante. Elle se montre néanmoins modérée et refuse avant tout les extrémismes, dans la religion protestante comme catholique. Elle est restée dans la mémoire collective comme la reine « vierge » car, malgré de nombreuses propositions et des alliances envisagées, Elizabeth ne s’est jamais mariée. Ce livre nous fait découvrir la richesse de son règne en détaillant les relations complexes avec les autres royaumes d’Europe, en particulier la France et l’Espagne, mais aussi la grande rivalité entre Elizabeth et Mary Stuart, reine d’Ecosse, ou encore tous les complots déjoués ou instigués par Elizabeth et ses conseillers.

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Ce livre fait partie de la collection « Souverains d’Europe » de Gallimard Jeunesse. Il s’adresse donc à de jeunes lecteurs. Néanmoins je pense qu’il est également très bien adapté à toute la famille car l’on y trouve le parfait dosage entre synthèse et anecdotes et détails nécessaires à la bonne compréhension des évènements relatés. On prend plaisir à suivre le destin d’Elizabeth, la complexité des étapes lui permettant d’accéder au trône puis les rebondissements et différents enjeux de son règne, sans pour autant être totalement perdu dans les détails complexes de l’histoire et la multitude des protagonistes. Ce livre est par ailleurs en lui-même un très bel objet. J’ai en effet beaucoup apprécié les illustrations réalisées par Maurice Pommier, qui rythment et viennent donner vie au récit.

Il s’agit donc d’une assez courte mais très agréable lecture instructive sur Elizabeth Ire, qui permet d’appréhender tous les aspects de sa vie pour en savoir suffisamment, sans toutefois trop entrer dans les détails. Si cela peut répondre à votre envie, je vous le conseille ! Dès que j’en aurai l’occasion, je compte me procurer d’autres exemplaires de cette collection sur d’autres souverains.

 

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 Emilie

 

13/06/2015

La Chaine d'Amour, Daphné du Maurier

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La Chaine d’Amour est le premier roman de Daphné du Maurier. Il s’agit d’une saga familiale dans laquelle on suit quatre générations. On découvre tout d’abord Janet Coombe alors qu’elle est encore une toute jeune femme sur le point d’épouser son cousin Thomas. Ils vivent à Plyn, petit port de Cornouailles où Thomas dirige le chantier naval. Janet a toujours été plutôt singulière. Elle aime la mer et aurait voulu être un homme pour pouvoir partir à la découverte des océans. Jeune mariée, elle goûte un temps le plaisir d’avoir un mari aimant, sa propre maison ainsi que les joies de la maternité, mais elle se retrouve vite rattrapée par son attirance irrésistible pour la mer. Janet a six enfants mais n’est véritablement proche que de Joseph, son deuxième fils. Ils partagent tous les deux cette passion pour la mer et sont liés par une relation fusionnelle. Janet va vivre son rêve de conquérir les océans à travers Joseph, qui devient marin et travaille dur pour obtenir son brevet de capitaine. Lorsqu’il l’obtient, un navire est fabriqué dans le chantier naval familial avec une figure de proue à l’effigie de Janet. Cette surprise est la joie ultime pour Janet.

Dans la deuxième partie du roman, on suit la deuxième génération de cette famille et plus particulièrement Joseph. Bien qu’épanoui sur les eaux, il cherchera toute sa vie à retrouver une complicité équivalente à celle qu’il a eu avec sa mère, à présent décédée. Il place tous ses espoirs en son fils ainé Christopher, auquel il s’efforce de transmettre sa passion pour les eaux. Cela devient son seul et unique but, allant jusqu’à l’obsession. C’est donc naturellement que dans la suite du roman on suit le destin de Christopher puis celui de sa propre fille Jennifer, portrait craché de son arrière-grand-mère Janet…

Difficile de parler de cette histoire sans trop en dévoiler…. J’ai beaucoup aimé ce roman car il nous fait découvrir des générations et personnages très différents mais tous très intéressants, même les plus sombres. J’ai particulièrement aimé le personnage de Jennifer. Née plusieurs décennies après Janet, elle ose aller contre la bienséance et prendre son indépendance pour suivre ses envies et ses rêves. C’est également elle qui apporte la vengeance tant attendue depuis plusieurs générations dans cette famille.

La mer occupe une place importante dans ce roman. Bien que très différents, tous les membres de la famille Coombe sont liés par la mer et la passion qu’elle inspire. Qu’ils s’éloignent du petit port de Plyn volontairement ou non, ils finissent tous par y revenir.

Daphné du Maurier nous offre ici également une très belle fresque des passions humaines en dépeignant entre les personnages l’amour, la solidarité tout comme la haine et la vengeance. J’ai avant tout été marquée par la belle relation entre Janet et Joseph. Leur relation est forte et fusionnelle au point de ne plus laisser aucune place aux autres membres de la famille. C’est ce lien et la transmission par la mère de sa passion à son fils qui cèlent le destin de Joseph ainsi que des générations suivantes. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur nous dépeint les relations au sein de cette famille. J’ai navigué avec les personnages et ai été tenue en haleine jusqu’au bout !

Emilie

12/06/2015

Un assassinat de qualité, Ann Granger

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Dans ce troisième tome des aventures de Lizzie et Ben Ross, notre couple de héros, désormais marié et logeant à Londres, se trouve confronté à une nouvelle séries de meurtres.

Ann Granger plante dès le premier chapitre le décor des rues de Londres enveloppées par le fog et dans lesquelles il est dangereux de se déplacer. Alors qu'il rentre chez lui, Ben Ross entend une femme qui court et qui semble fuir quelque chose ou quelqu'un. Il heurte une jeune prostituée qui dit avoir été attaquée, comme d'autres de ses camarades, par le spectre de la Tamise qui n'apparaît que les soirs de brouillard. Ben ne croit pas à ces histoires à dormir debout et tente de rassurer la jeune fille. Le lendemain matin, alors que le brouillard a disparu, le corps d'une jeune femme appartenant à une classe sociale élevée est retrouvé dans Green Park. Allegra Benedict était très belle et elle était l'épouse d'un riche marchand d'art. Ben commence son enquête. Bessie, la femme à tout faire du couple Ross, affirme bien connaître la dame de compagnie d'Allegra Benedict. Elle a rencontré Miss Marchwood dans un groupe qui lutte contre l'alcool et ses dérives et qu'elle fréquente le dimanche. Lizzie, accompagnée par Bessie, intègre ce groupe pour se rapprocher de Miss Marchwood et pour mener son enquête en toute discrétion. Alors que les recherches de Ben n'avancent pas, il apprend par Daisy, la jeune prostituée au début du roman, qu'une de ses amies a disparu depuis une semaine. S'ajoute à cela le silence obstiné de Miss Marchwood qui semble être terrifiée par quelqu'un ou par quelque chose.

Ce fut un véritable plaisir de retrouver notre couple british! Tout comme les deux premiers volets, ce roman fut vraiment plaisant à lire. J'ai retrouvé tous les éléments déjà apprécié dans les autres romans: le cadre anglais, la fin du XIXe siècle, l'intrigue et les personnages attachants. Cette enquête est surtout menée par Ben et Lizzie est plus absente que dans les précédents tomes. Cerise sur le gâteau: comme pour les volets précédents, la couverture est très belle.

Si vous n'avez pas encore rencontré le couple Ross, foncez !

Fanny

Roman policier lu dans le cadre de la lecture commune autour d'Ann Granger pour le mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda.

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08/06/2015

Le jardin secret, Frances H.Burnett

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Mary Lennox est une petite Anglaise solitaire et capricieuse qui vit avec ses parents en Inde. Sa mère, belle jeune femme admirée par tous ne daigne pas s'intéresser à sa fille dont elle a confié l'éducation à ses domestiques. Mary ne sait pas aimer car elle n'a jamais été aimée par ses parents et ses domestiques craignent ses caprices. Devenue soudainement orpheline, Mary est confiée à un oncle inconnu vivant à Misselthwaite, un immense manoir dans le Yorskshire.

Une nouvelle vie commence alors pour Mary qui se rend en Angleterre et qui est confiée à une jeune fille, Martha, qui pour la première fois de sa vie n'obéit pas à ses ordres. Son oncle ne souhaite pas la rencontrer. Ce manoir est rempli de mystère et Mary, s'ennuyant fermement, décide de les percer à jour. Elle entend parler d'un jardin fermé depuis dix ans, depuis la mort de sa tante et dont la clé aurait été enterrée par son oncle miné par le chagrin depuis la disparition de son épouse. Mary fait la rencontre d'un vieux jardinier bougon et d'un rossignol qui semble la comprendre. Cet animal va lui permettre de découvrir la porte cachée et la clé du jardin secret.... Ce lieu magique et hors du temps va transformer Mary du tout au tout. Petite fille blême, n'aimant pas lier des amitiés et sortir, elle va devenir un petit être ne vivant que pour ce jardin qu'elle bêche et fleurit et elle va s'attacher à Martha, à ce vieux jardinier et à Dickon. Mary est fascinée par Dickon, petit gars du Yorkshire qui vit en harmonie avec les bête et qui lui va apprendre tout ce qu'il sait. Ils auront à coeur de rendre vie à ce jardin.

Cependant, un second mystère reste à percer. Mary entend des pleurs la nuit et elle se décide à découvrir leur provenance. Elle rencontre alors un jeune garçon infirme et qui se dit mourant et qui n'est autre que son cousin. Cette rencontre entre une fillette qui renaît à elle-même et Colin, un garçon malade et insupportable sera salvatrice pour de nombreux personnages.

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(Illustration d'Inga Moore) 

Ce roman de Frances H.Burnett est un classique de la littérature jeunesse anglaise. J'ai trouvé que le sujet et son traitement étaient très poétiques. Certains détails et personnages secondaires sont mignons et apportent un grand charme à ce roman qui ressemble davantage à un conte. La magie du quotidien occupe une place importante dans cette histoire. Nous sommes transportés tour à tour dans la lande du Yorkshire et dans ce jardin sauvage mais aussi fleuri avec soin. Ce roman est une telle ode à la nature que les pages embaument le parfum des roses.

Je suis persuadée que si je l'avais lu étant enfant il ferait partie de mes romans favoris au même titre que La Gloire de mon père ou Les quatre filles du docteur March.

Fanny 

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou,  Titine et Cryssilda !

 

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02/06/2015

Les intrus de la Maison Haute, Thomas Hardy

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Les intrus de la Maison Haute est un recueil de deux nouvelles. La première s'intitule Le bras atrophié et la seconde donne son nom au recueil.

Le bras atrophié raconte l'histoire de Lodge qui amène dans sa ferme sa nouvelle épouse: Gertrude. Elle est jeune, belle et douce. Sans le savoir, elle a pour pire ennemie une laitière des environs: Rhoda Brook, ancienne maîtresse de Lodge et mère de son unique enfant illégitime. Après une nuit mouvementée par des cauchemars, Rhoda rencontre la nouvelle Mme Lodge avec qui elle sympathise. Gertrude souffre soudainement d'une douleur au bras. Il s'atrophie petit à petit et Rhoda, qui a une réputation de sorcière, culpabilise en pensant qu'elle a provoqué la douleur de sa nouvelle amie sans le vouloir. Mme Lodge demandera à Rhoda son aide pour combattre son mal et elle ne pourra la lui refuser.

Au début de la nouvelle Les intrus de la Maison Haute, Charles Darton chemine avec son ami Johns pour se rendre à cette fameuse maison placée en hauteur et habitée par Sally, sa promise. Alors que la mère de Sally s'apprête à accueillir Charles pour le dîner, un homme en haillons entre dans la Maison Haute. Cet homme que les deux femmes ne reconnaissent pas immédiatement est le frère de Sally qui revient d'Australie. Ce frère revient avec une épouse et deux enfants. Ces arrivées vont chambouler les projets matrimoniaux de Sally et Charles.

Ce recueil de nouvelles de Thomas Hardy est plaisant à lire même s'il ne m'a pas envoûté comme l'avait fait Une femme d'imagination et autres contes. Les dénouements de ces deux récits sont vraiment surprenants et nous retrouvons des pointes de cet aspect tragique inhérent à toutes choses chez Hardy.

Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable mais il m'a permis de me promener dans la campagne anglaise et de découvrir cet auteur que j'admire depuis ma lecture de Loin de la foule déchaînée.

Fanny 

Lu dans le cadre de la lecture commune Thomas Hardy du mois anglais organisé par Lou, Cryssilda et Titine

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25/05/2015

Le mois anglais

Nous sommes très heureuses de participer pour la première fois au mois anglais du mois de juin qui est organisé par Titine, Cryssilda et Lou. Merci à vous pour cette chouette idée et pour l'organisation ! Ce mois anglais est l'occasion de vivre au rythme des heures sonnées par Big Ben, de boire du thé, de manger des muffins et surtout de lire les auteurs anglais. Pour participer, il suffit de poster le lien de votre chronique lorsque vous la publiez sur la page du billet récapitulatif qui sera mis en ligne en juin ou sur la page facebook.

Titine, Cryssilda et Lou proposent ces belles lectures communes: 

-LC Mark Watson : 1er juin 

-LC ou billet hommage à Terry Pratchett : 10 juin 

-LC autour d'Ann Granger : 12 juin 

-LC autour de "Maisie Dobbs" de Jacqueline Windspear (n'importe quel tome) : le 12 juin 

-LC Daphné du Maurier : 13 juin

-LC autour de Jane Austen : 16 juin 

-LC autour de Tracy Chevalier (romans se déroulant en Angleterre) : 20 juin 

-LC autour de Ian McEwan : 24 juin 

-LC autour de Charles Dickens : 26 juin

-LC autour de Daniel Defoe : 28 juin

-LC 200 ans d'Anthony Trollope : 30 juin

 

-Journée polar anglais : 4 juin

-Roman historique se déroulant en Angleterre : 6 juin

-Journée littérature enfantine anglaise : 8 juin 

-LC Reines et Rois anglais : 14 juin 

-Journée auteurs anglais d'origine étrangère : 15 juin

-Journée autour des écrivaines anglaises du 20ème siècle : 18 juin

 

Nous nous réjouissons à l'avance de participer à ce mois et voici les titres que nous espérons avoir le temps de lire:

La pile d'Emilie: 

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La pile de Fanny : ( +  le dernier tome d'Ann Granger et je suis désolée pour la mauvaise qualité de la photographie) :

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Manderley for ever, Tatiana de Rosnay

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Dans Manderley Forever, Tatiana de Rosnay nous emmène sur les traces de Daphné du Maurier, auteur qu’elle admire et affectionne particulièrement.

On découvre tout d’abord Daphné petite fille, qui grandit entourée d’artistes. Son père est comédien et lui parle beaucoup de son propre père qui était écrivain. Par ailleurs l’un des proches de la famille n’est autre que J. M. Barrie, qui est le tuteur des cousins de Daphné. Enfant, Daphné adore jouer Peter Pan avec ses sœurs et ne les laisse sous aucun prétexte lui enlever le rôle principal. Elle commence à écrire jeune, en débutant un journal qu’elle tiendra jusqu’ à son mariage. Tatiana de Rosnay nous fait voyager sur les traces de Daphné. On la suit jeune femme en France, où elle décide de partir sur les traces de ses origines françaises, puis jusqu’en Cornouailles, région qu’elle ne parviendra plus jamais vraiment à quitter après son coup de foudre pour la demeure de Menabilly.

L’auteur nous fait le récit de la vie de Daphné en laissant une place importante aux lieux dans lesquels elle s’est rendue ou a vécu et fait ainsi la lumière sur l’influence que ceux-ci ont eu sur la vie de Daphné ainsi que sur son écriture. J’ai adoré découvrir cet amour que Daphné du Maurier a eu pour Menabilly et la détermination qu’elle a montrée pour pouvoir habiter, rénover puis garder cette demeure. Il est très intéressant de voir que c’est cette magnifique demeure qui lui a inspiré Manderley mais surtout de découvrir la passion qu’elle a eu pour ce lieu, qui, on le découvre tout au long de la biographie, est l’un des véritables amours de sa vie, passant souvent avant son propre confort ou encore celui de son couple et de ses enfants. Au-delà de ses talents d’écrivain, j’ai découvert la femme de caractère qu’était Daphné du Maurier et la façon dont elle a su prendre en main son destin.

J’ai également beaucoup apprécié le portrait réalisé par Tatiana de Rosnay pour son authenticité. Elle nous fait en effet découvrir Daphné du Maurier sans complaisance et en abordant aussi des aspects moins valorisant de sa personnalité et de son histoire, comme par exemple sa préférence pour son fils et son indifférence pour ses filles ou encore une certaine forme d’égocentrisme dans ses périodes d’écriture ou sa passion pour Menabilly.

Ce qui est très intéressant dans cette biographie est que l’on a un écrivain qui écrit sur un autre écrivain et nous fait découvrir son rapport à l’écriture. On découvre l’exigence des périodes d’écriture pour Daphné, sa souffrance face au manque d’inspiration ou encore son désarroi devant les interprétations et adaptations faites de son œuvre. Je suis une grande admiratrice de Rebecca, que je n’ai découvert que récemment, et j’ai été captivée par la description du lien complexe de Daphné du Maurier avec ce roman. Rebecca lui a apporté succès et crédibilité mais ce roman a également été une sorte de malédiction pour Daphné du Maurier car il a toujours été pris comme point de comparaison pour ses œuvres suivantes et considéré comme définition de son style et univers, pourtant plus complexes. La complexité du rapport de l’écrivain à son œuvre est ici vraiment passionnante.

Cette biographie a été un grand coup de cœur. Je n’avais pas idée que Daphné du Maurier ait pu avoir une vie aussi riche et passionnante. J’ai beaucoup aimé mieux découvrir cette femme qui force l’admiration et en apprendre plus sur son œuvre et l’influence que sa vie a pu avoir sur celle-ci. Maintenant je sais ce qu’il me reste à faire : lire tout Daphné du Maurier ! Pour le moment je n’ai lu que Rebecca et L'Auberge de la Jamaïque, il me reste donc de quoi faire !

 

Emilie