Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/12/2015

Christmas pudding, Agatha Christie

12366353_877945235656172_4880039919088126633_n.jpg

Christmas pudding est un recueil de nouvelles d'Agatha Christie. Hercule Poirot enquête dans cinq nouvelles et Miss Marple est l'héroïne du dernier texte. Seule la première nouvelle, qui a donné son titre au recueil, a pour cadre les fêtes de fin d'année.

Dans Christmas pudding, Hercule Poirot s'infiltre dans un manoir sous prétexte d'assister à de traditionnelles fêtes de fin d'année anglaises mais il cherche véritablement rubis volé à un prince étranger.

Dans Le Mystère du bahut espagnol, en lisant le journal, Hercule Poirot découvre un meurtre mystérieux: un homme a été retrouvé mort dans un coffre dans un salon où la veille une soirée entre amis avait eu lieu. Personne ne semble avoir pu commettre le crime dans une pièce fermée lors d'une soirée mais pourtant un cadavre se trouve bien dans le coffre....

Le souffre-douleur débute par le meurtre d'un vieil homme acariâtre dont l'assassin semble déjà trouvé grâce à des témoignages accablants mais la veuve ne croit pas à cette version des faits. Hercule Poirot est invité à vivre avec cette famille afin de démasquer le véritable assassin.

Hercule Poirot dîne avec un ami au début du Mort avait les dents blanches. Par l'une des serveuses, il apprend qu'un vieux monsieur, dînant tout seul, vient dans ce restaurant à jour fixe et commande toujours les mêmes plats. La serveuse s'étonne de le voir venir un jour où il n'en a pas l'habitude et s'étonne de sa nouvelle commande. Peu après le vieil homme disparaît et Hercule Poirot part à sa recherche.

Dans Le Rêve, un riche homme d'affaire raconte à Poirot qu'il fait toutes les nuits le même rêve: il se suicide. Il imagine alors qu'un homme essaie de le tuer en manipulant ses pensées et en le poussant au suicide. Il fait appel à Hercule Poirot.

Le Policeman vous dit l'heure est l'unique nouvelle dans laquelle Miss Marple enquête. Un membre de sa famille est témoin du meurtre de sa patronne et la police est face à trois solutions impossibles.

Les nouvelles de ce recueil sont toutes de qualité. Christmas Pudding est certainement la moins prenante mais l'atmosphère de noël donne un charme supplémentaire au texte.

Ce recueil est agréable à lire et je vous le recommande. On est rarement déçu avec Agatha Christie !

12345507_871573822959980_5526667759183586355_n.jpg

Jane Austen dans mon sapin

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d'année et des instants de bonheur avec ceux que vous aimez.

Fanny

 Lu dans le cadre de  A year in England chez Titine !

logo-by-eliza1.jpg

 

19/10/2015

Hiver, Christopher Nicholson

12079138_846585142125515_5549295047163801070_n.jpg

Après avoir lu et adoré Loin de la foule déchaînée et Une femme d'imagination et autres contes, je me suis précipitée sur Hiver lorsque Babelio et La Table ronde ont proposé de le recevoir lors de la dernière masse critique. Je les remercie vivement pour cette belle découverte.

Comme un invité de marque, Christopher Nicholson guide le lecteur dès la première page sur le chemin de terre qui mène au cottage des Hardy et nous montre du doigt le vieux monsieur qui descend l'allée de son jardin jusqu'à son portail blanc accompagné de son fidèle Wessex. La vie quotidienne du grand auteur célébré par toute l'Angleterre est strictement organisée: tous les matins, Thomas Hardy promène son chien dans le jardin et malgré ses quatre-vingt-quatre ans il passe le reste de la journée dans son bureau à écrire pendant que Florence, sa seconde épouse de quarante-cinq ans, écrit sa biographie ou répond à son courrier. Même si sa feuille reste vierge, l'auteur n'envisage pas de quitter son bureau sur lequel il s'imagine mourir d'ici peu. Ces journées improductives sont alors pour lui l'occasion de se replonger dans son passée, de se remémorer des souvenirs heureux ou malheureux avec sa première épouse ou simplement de penser à la première adaptation de Tess d'Uberville qui se prépare.

hiver.gif

Après avoir défendu bec et ongles son roman préféré, Thomas Hardy a finalement accepté qu'il soit adapté au théâtre. Comme un dernier sursaut avant la mort, il est tombé sous le charme de la jeune femme de vingt-cinq qui joue Tess: Gertrude Bugler. Et comme le hasard se mêle de tout, il se trouve que Gerturde est la fille de cette mystérieuse et belle paysanne qu'Hardy rencontra un jour de promenade et dont il s'inspira pour créer son personnage. Florence est aux aguets et tente de refréner les élans amoureux et tardifs de son mari. Mais Florence doit également mener d'autres combats : elle est hantée par la première épouse de son mari qui a laissé sur la maison une trace indélébile, elle se sent prisonnière de cette maison froide et sombre à cause des arbres dont elle ne supporte plus l'ombre et qui ne cessent de croître et elle souffre de l'indifférence de son mari.

Elle se trouve reléguée au sombre rôle de secrétaire alors qu'elle a tout sacrifié pour lui et que désormais il n'a plus d'yeux que pour une jeune femme qui joue faux selon Florence et qui n'est pas aussi belle qu'on veut bien le dire.

Hiver n'est ni une biographie distanciée ni une biographie romancée. Hiver est plutôt une sorte de promenade que nous faisons dans le Dorset en tenant le bras de Thomas Hardy d'un côté et de l'autre celui de Florence Hardy.

Nicholson donne la voix à chaque personnage et le narrateur change d'un chapitre à l'autre: les événements sont décrits par Hardy, Florence et Gertrude. Gertrude, le dernier amour oublié de la biographie sur Thomas écrite par Florence, a enfin son mot à dire. Ce changement de narrateur nous laisse percevoir tous les sentiments que les personnages n'osent pas exprimer et permettent au lecteur d'approcher la résignation du grand auteur qui sent sa fin venir ou d'imaginer le désespoir et les regrets de Florence.

Le lecteur est immergé dans l'intimité du couple et assiste au lent et douloureux effondrement du couple et de l'auteur. Je trouve que la psychologie des personnages est parfaitement campée, à tel point que le lecteur a l'impression d'être oppressé comme Florence lorsqu'elle devient narratrice. J'étais parfois mal à l'aise parce que j'avais l'impression d'être dans une position de voyeurisme vis-à-vis de cette femme encore jeune mais qui donne l'impression d'être si vieille et de ce vieux monsieur dont les élans ne sont plus de son âge. Certaines pages sur le temps, sur la dissolution du couple, sur le vieillissement, sur la gloire et sur la mort sont magnifiques, nous touchent droit au coeur et apportent à l'oeuvre une tonalité mélancolique.

"Il avait passé sa vie professionnelle à fréquenter les morts, les ressuscitant sous diverses apparences imaginaires: il ne parvenait pourtant pas, quand on l'y acculait, à croire à l'existence d'une vie après la mort, à tout le moins au sens d'une vie après la mort qui serait une prolongation de l'existence terrestre. Il y avait trop d'arguments contre, en dépit de tout le mal que s'étaient donné les spirites. Mais l'idée d'un sursis, d'un retrait progressif plutôt que soudain parmi les ombres, lui plaisait encore. "

Les descriptions de la nature et de l'Angleterre du début du Xxe siècle sont très bien rendues. Nous avons l'impression d'être au coin du feu, dans un fauteuil près de celui de Thomas Hardy en buvant un thé en compagnie de James Matthew Barrie alors que le vent souffle en rafales à l'extérieur.

IMG_20151018_171457.jpg

Hiver ne se lit pas d'une traite mais il se lit au coin d'un feu, sous un plaid et dans un silence absolu pour que les mots résonnent plus longtemps en nous. Vous l'aurez compris, l'écriture de Christopher Nicholson et Hiver m'ont séduite. 

Fanny

 

1nava.gif 

 

2843307054.png

         

3625681909.jpg

   

Lu dans le cadre A year in England  

10/09/2015

Les jours fragiles, Philippe Besson

11061172_819446074839422_2720744412405860012_n.jpg

Le poète génial, l'ancien adolescent révolté, l'aventurier africain est de retour en France. Isabelle ne l'attendait plus, ne l'espérait plus. Le roman est le journal de cette petite soeur qui connaît mal ce frère constamment fuyant. Elle sait bien qu'il n'est revenu que parce qu'il en a été forcé. Arthur Rimbaud doit soigner son genou infecté. A Marseille, son mal est plus grand qu'il ne l'imaginait et les médecins l'amputent. Coincé dans cet hopital, souffrant atrocement, Arthur espère infiniment retourner en Afrique. Il n'a que cette idée en tête comme s'il n'avait pas compris que ses expéditions n'auront plus jamais lieu. Son état s'aggrave.

Le poète désire rentrer une dernière fois dans les Ardennes, chez celle qu'il surnomme la mère Rimb' pour retrouver sa soeur Isabelle qui n'a pas pu le rejoindre à Marseille et pour revoir cette terre qu'il a voulue fuir toute sa vie et qu'il déteste tant. Isabelle observe les retrouvailles de Rimbaud et de sa maison d'enfance, les silences qui séparent chaque jour un peu plus le fils et sa mère et le poète lui confie certains de ses secrets et de ses souvenirs.

 

mr2.jpg

Ce séjour d'un mois semble déjà trop long à celui qui reste l'adolescent en colère: malgré ses nombreuses souffrances, Arthur veut repartir au plus vite en Afrique et pour cela il est prêt à tout. Isabelle consigne ses peurs, celles de son frères également, son désespoir lorsqu'elle comprend que son frère est perdu mais aussi ses inquiétudes concernant la postérité d'Arthur et l'Enfer qui l'attend après sa mort si elle ne parvient pas à le sauver malgré lui.

Je n'ai encore jamais lu de Philippe Besson mais aimant énormément Rimbaud j'ai eu envie de me plonger dans ce roman. L'auteur prête sa voix à une femme empêtrée dans les carcans de ce siècle, étouffée par sa mère, par ses croyances catholiques et par sa relation compliquée avec son frère. Nous pouvons percevoir l'influence importante qu'Isabelle a eu sur la postérité d'Arthur. Elle a tenté de mystifier la vérité et de lisser le portrait de ce génie qui a voulu vivre toutes les expériences. L'auteur utilise un style simple et mélancolique et rend ainsi les derniers mois du poète émouvants. Les jours fragiles est un livre intéressant pour mieux connaître le poète et bien écrit mais il ne fut pas pour moi un coup de coeur.

"Je reviendrai, avec des membres de fer, la peau sombre, l'oeil furieux: sur mon masque, on me jugera d'une race forte. J'aurai de l'or: je serai oisif et brutal. Les femmes soignent ces féroces infirmes retour des pays chauds. Je serai [...] sauvé." Rimbaud,  Une Saison en enfer

 

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle chez Fanny

9b4n.jpg

Fanny

26/06/2015

Les confessions de Mr Harrison, Elizabeth Gaskell

IMG_20150624_184631.jpg

Charles vient passer quelques semaines chez son vieil ami le docteur Harrison. Il rencontre l'épouse de son ami et leur bébé. Le premier soir de leurs retrouvailles, Charles demande à Will qui deviendra plus tard Frank (ce roman a été publié en feuilleton dans les journaux et au fil des chapîtres Elizabeth Gaskell a oublié le nom de son héros) de raconter comment il a rencontré son épouse. Will narre à son ami son arrivée à Ducombe, petit village de l'Angleterre, et toutes ses péripéties matrimoniales.

Le début de son récit n'est pas sans nous rappeler le début d'Orgueil et préjugés: "Il était une fois un fringant jeune homme à marier" courtisé par toutes les dames des environs lors de son arrivée. Le jeune médecin londonien s'installe avec une veuve sans le sou qui doit tenir sa maison et travaille avec Mr Morgan, un vieil ami de son père. Dans un village où une majorité de dames vit, les potins se répandent comme une traînée de poudre.

De quiproquos en malentendus, le héros va être confronté à des promesses de mariages qu'il n'a pas faites, à des colères de père dont il n'a pas cherché à séduire la fille et au mépris de vieilles filles qui n'ont pas la langue dans leur poche.

Tous les rebondissements du roman rappellent l'intrigue d'une comédie théâtrale. Ce court roman d'Elizabeth Gaskell est plaisant à lire mais n'est pas inoubliable.

J'ai aimé retrouver l'ironie de l'auteur mais elle est moins présente que dans Cranford. Le portrait des commères de villages et des règles de bienséance entre les hommes et les femmes est très intéressant. Nous sommes parfois désespérés pour notre héros et il est effrayant de voir comment le moindre mouvement de gentillesse ou d'attention d'un homme pour une femme pouvait avoir des conséquences catastrophiques pour ce dernier.

Pour conclure, j'ai bien aimé ma lecture mais j'ai tout de même été déçue de ne pas retrouver la qualité de Nord et Sud ou de Cranford. Cela doit s'expliquer par les conditions de l'écriture du roman rédigé rapidemment pour être publié dans un journal.

Fanny

Lu dans le cadre du mois anglais chez Martine, Cryssilda et Lou !

11188172_391095041080163_5368143613513055468_n.jpg

 

24/06/2015

Rebecca, Daphné Du Maurier

21006_787069708077059_5957873809439276945_n.jpg

Maxim de Winter, marqué par la mort de son épouse, tente d'oublier ses malheurs à Monte-Carlo pendant que Madame Van Hopper  se repose avec sa dame de compagnie, la narratrice et l'héroïne du roman. Madame Van Hopper tombe malade et son absence permet à Maxim de Winter d'inviter pour des promenades en voiture ou des repas la jeune et modeste dame de compagnie. Sur un coup de tête, Madame Van Hopper veut partir pour les Etats-Unis avec sa femme de compagnie alors que celle-ci est tombée amoureuse de Maxim au fil de leurs rencontres. Il lui propose de choisir entre suivre Mme Van Hopper en Amérique ou de l'épouser et de vivre à Manderley.

Sans le connaître réellement, la narratrice épouse Maxim et devient la maîtresse du domaine de Manderley alors qu'elle n'avait jamais rien possédé de sa vie. Cette demeure est remplie de secrets et l'époux est bien plus énigmatique que prévu. La nouvelle Madame de Winter souffre de timidité et ne parvient pas à s'imposer comme la maîtresse de maison. Le fantôme de l'ancienne Madame de Winter, Rebecca, se dresse entre le couple et entre la narratrice et les domestiques. Rebecca est toujours dans l'esprit de tous et l'héroïne a l'impression qu'elle peut apparaître à tout moment.

Sa gouvernante, Madame Danvers prend garde à conserver toute chose dans la maison comme cela l'était un an auparavant lorsque Rebecca était encore vivante. Cette détestable et effrayante Mme Danvers malmène la narratrice et va jusqu'à lui conseiller de porter le même costume que Rebecca lors du bal organisé à Manderley par Maxim en l'honneur de sa nouvelle épouse.

Un bateau s'échoue près du domaine et un scaphandrier retrouve le bateau de Rebecca. Contre toutes attentes, le corps de Rebecca est à l'intérieur. Qui repose dans la crypte à sa place? Pourquoi et comment un accident si bête a-t-il pu se produire alors que Rebecca savait naviguer ? Par quoi ou par qui les trous dans la coque ont-ils été faits? Est-ce un suicide ? Un meurtre?

Les personnages et le lecteur se poseront toutes ses questions jusqu'à ce que la vérité soit révélée à la narratrice. Le lecteur et l'héroïne croiront connaître la vérité mais il n'en est rien. Ils se rendront compte que celle-ci cache un autre secret dont la révélation sera tout à fait inattendue.

Certains aspects du roman laissent apparaître l'héritage des soeurs Brontë. J'ai souvent pensé à Jane Eyre: la personnalité effacée au début du roman des deux héroïnes mal à l'aise en société, celle énigmatique de Maxim et de Rochester ou encore les secrets autour de la première femme.

rebecca.jpg

Rebecca est un roman très prenant qu'il est difficile de lâcher une fois commencé.

Etant adolescente j'avais vu l'adaptation d'Hitchcok mais finalement j'avais oublié certains éléments de l'intrigue donc j'ai été emportée par les mystères et par l'ambiance qui règnent à Manderley.

J'ai vraiment adoré les premières pages du roman que je trouve très belles et pleines de poésie. Je crois que "J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley" est devenu aussi célèbre que le "Longtemps je me suis couché de bonne heure" de Proust.J'ai parfois eu envie de secouer la narratrice ou Maxim de Winter pour qu'ils mettent des claques à Danvers mais le couple qu'ils forment est attachant. Pour conclure, je suis conquise et Rebecca devient mon roman préféré de Daphné Du Maurier. 

(J'ai choisi de lire cette ancienne traduction de Rebecca avec des coupures pour une raison sentimentale, ce livre appartenait à ma grand-mère et à ma mère et j'avais juste envie de lire la même version qu'elles.)

Fanny

Lu dans le cadre du mois anglais chez Lou, Cryssilda et Martine. 

 11188172_391095041080163_5368143613513055468_n.jpg

 

12/06/2015

Un assassinat de qualité, Ann Granger

10485013_783244155126281_8457040688308818525_n.jpg

Dans ce troisième tome des aventures de Lizzie et Ben Ross, notre couple de héros, désormais marié et logeant à Londres, se trouve confronté à une nouvelle séries de meurtres.

Ann Granger plante dès le premier chapitre le décor des rues de Londres enveloppées par le fog et dans lesquelles il est dangereux de se déplacer. Alors qu'il rentre chez lui, Ben Ross entend une femme qui court et qui semble fuir quelque chose ou quelqu'un. Il heurte une jeune prostituée qui dit avoir été attaquée, comme d'autres de ses camarades, par le spectre de la Tamise qui n'apparaît que les soirs de brouillard. Ben ne croit pas à ces histoires à dormir debout et tente de rassurer la jeune fille. Le lendemain matin, alors que le brouillard a disparu, le corps d'une jeune femme appartenant à une classe sociale élevée est retrouvé dans Green Park. Allegra Benedict était très belle et elle était l'épouse d'un riche marchand d'art. Ben commence son enquête. Bessie, la femme à tout faire du couple Ross, affirme bien connaître la dame de compagnie d'Allegra Benedict. Elle a rencontré Miss Marchwood dans un groupe qui lutte contre l'alcool et ses dérives et qu'elle fréquente le dimanche. Lizzie, accompagnée par Bessie, intègre ce groupe pour se rapprocher de Miss Marchwood et pour mener son enquête en toute discrétion. Alors que les recherches de Ben n'avancent pas, il apprend par Daisy, la jeune prostituée au début du roman, qu'une de ses amies a disparu depuis une semaine. S'ajoute à cela le silence obstiné de Miss Marchwood qui semble être terrifiée par quelqu'un ou par quelque chose.

Ce fut un véritable plaisir de retrouver notre couple british! Tout comme les deux premiers volets, ce roman fut vraiment plaisant à lire. J'ai retrouvé tous les éléments déjà apprécié dans les autres romans: le cadre anglais, la fin du XIXe siècle, l'intrigue et les personnages attachants. Cette enquête est surtout menée par Ben et Lizzie est plus absente que dans les précédents tomes. Cerise sur le gâteau: comme pour les volets précédents, la couverture est très belle.

Si vous n'avez pas encore rencontré le couple Ross, foncez !

Fanny

Roman policier lu dans le cadre de la lecture commune autour d'Ann Granger pour le mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda.

11188172_391095041080163_5368143613513055468_n.jpg

 

08/06/2015

Le jardin secret, Frances H.Burnett

11350560_780671105383586_8687834358101972497_n.jpg

Mary Lennox est une petite Anglaise solitaire et capricieuse qui vit avec ses parents en Inde. Sa mère, belle jeune femme admirée par tous ne daigne pas s'intéresser à sa fille dont elle a confié l'éducation à ses domestiques. Mary ne sait pas aimer car elle n'a jamais été aimée par ses parents et ses domestiques craignent ses caprices. Devenue soudainement orpheline, Mary est confiée à un oncle inconnu vivant à Misselthwaite, un immense manoir dans le Yorskshire.

Une nouvelle vie commence alors pour Mary qui se rend en Angleterre et qui est confiée à une jeune fille, Martha, qui pour la première fois de sa vie n'obéit pas à ses ordres. Son oncle ne souhaite pas la rencontrer. Ce manoir est rempli de mystère et Mary, s'ennuyant fermement, décide de les percer à jour. Elle entend parler d'un jardin fermé depuis dix ans, depuis la mort de sa tante et dont la clé aurait été enterrée par son oncle miné par le chagrin depuis la disparition de son épouse. Mary fait la rencontre d'un vieux jardinier bougon et d'un rossignol qui semble la comprendre. Cet animal va lui permettre de découvrir la porte cachée et la clé du jardin secret.... Ce lieu magique et hors du temps va transformer Mary du tout au tout. Petite fille blême, n'aimant pas lier des amitiés et sortir, elle va devenir un petit être ne vivant que pour ce jardin qu'elle bêche et fleurit et elle va s'attacher à Martha, à ce vieux jardinier et à Dickon. Mary est fascinée par Dickon, petit gars du Yorkshire qui vit en harmonie avec les bête et qui lui va apprendre tout ce qu'il sait. Ils auront à coeur de rendre vie à ce jardin.

Cependant, un second mystère reste à percer. Mary entend des pleurs la nuit et elle se décide à découvrir leur provenance. Elle rencontre alors un jeune garçon infirme et qui se dit mourant et qui n'est autre que son cousin. Cette rencontre entre une fillette qui renaît à elle-même et Colin, un garçon malade et insupportable sera salvatrice pour de nombreux personnages.

5abb91315da2c0acbbe05bdfb146bf5e.jpg

(Illustration d'Inga Moore) 

Ce roman de Frances H.Burnett est un classique de la littérature jeunesse anglaise. J'ai trouvé que le sujet et son traitement étaient très poétiques. Certains détails et personnages secondaires sont mignons et apportent un grand charme à ce roman qui ressemble davantage à un conte. La magie du quotidien occupe une place importante dans cette histoire. Nous sommes transportés tour à tour dans la lande du Yorkshire et dans ce jardin sauvage mais aussi fleuri avec soin. Ce roman est une telle ode à la nature que les pages embaument le parfum des roses.

Je suis persuadée que si je l'avais lu étant enfant il ferait partie de mes romans favoris au même titre que La Gloire de mon père ou Les quatre filles du docteur March.

Fanny 

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou,  Titine et Cryssilda !

 

11188172_391095041080163_5368143613513055468_n.jpg