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26/12/2016

Les douze indices de Noël et autres récits, P.D James

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J'ai lu il y a quelques années La Mort s'invite à Pemberley , j'étais curieuse de lire un nouveau roman de P.D James. J'étais ravie de me plonger dans des nouvelles policières.

Le recueil Les douze indices de Noël regroupe quatre nouvelles qui se déroulent toutes en Angleterre pendant la période de Noël.

Ces nouvelles mettent en scène l'inspecteur Adam Dalgliesh qui enquête sur la mort d'un vieil homme. Il se serait suicidé, comme son père avant lui : ses descendants en sont persuadés mais l'inspecteur trouve que les circonstances sont suspectes. Dans une autre nouvelle, il enquête pour un homme qui voudrait savoir si l'argent dont il va hériter a été acquis grâce à un meurtre. Sa tante, des années auparavant, a été suspectée d'avoir tué son mari. Le lecteur rencontre également un auteur de romans policiers qui évoque un crime dont elle a été témoin. Sa grand-mère l'avait invitée à passer les fêtes de Noël dans son manoir avec deux cousins qu'elle ne connaissait pas. L'un des deux fut tué et ce meurtre a influencé sa vie et sa carrière. Enfin, un employé de bureau, qui s'introduit tous les vendredis soirs de manière illégale dans un appartement, observe un couple adultère qui se retrouve dans l'immeuble d'en face et assiste à un meurtre.

Toutes les nouvelles sont très plaisantes à lire et m'ont parfois fait penser aux romans d'Agatha Christie. J'ai aimé me plonger dans cette ambiance cocooning de Noël et de l'Angleterre. P.D James parvient à construire des intrigues intelligentes et prenantes en quelques pages. Les chutes sont réussies, particulièrement la dernière qui est sordide et qui surprend le lecteur.

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Ce recueil de nouvelles policières est idéal pour passer un bon moment en attendant Noël ou pour rester dans cette ambiance une fois les fêtes passées.

Lu dans le cadre du Challenge A Year in England chez Martine.

Fanny

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07/12/2016

Mes souvenirs de Jane Austen, James Edward Austen-Leigh

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A la fin de sa vie, James Edward Austen-Leigh, témoin du succès des romans de Jane Austen près de cinquante ans après sa disparition, décide de consigner les souvenirs de celle qui fut sa chère tante et une auteur discrète mais déterminée.

Mes souvenirs de Jane Austen est la première biographie de la romancière. Même si l'auteur est décédée alors que son neveu n'était qu'un adolescent, il est celui qui est le mieux à même de parler de Jane Austen. Aidé par les autres neveux et nièces de la romancière, James Edward dresse tout d'abord le portrait d'une tante joyeuse, à l'écoute, toujours prête à jouer avec les enfants et à leur raconter des histoires. Elle était véritablement le soleil de la maison et les enfants la suivaient partout à Chawton.

James Edward remonte également dans le temps, au-delà de sa propre naissance, pour décrire la jeune fille déjà davantage passionnée par l'écriture et par les péripéties de ses héroïnes que par ses propres aventures sentimentales. James Edward nous plonge dans la vie de Jane Austen et de sa famille à Stevenson, Bath, Southampton et enfin Chawton et nous explique comment ces déménagements furent tour à tour des freins ou des moteurs pour l'écriture de Jane Austen. Ainsi, à Bath, en grande observatrice, Jane Austen analyse la nature humaine, les mœurs et habitudes de ses contemporains mais n'écrit pas pendant des années. Chawton, véritable havre de paix, lui permit de travailler ses écrits de Stevenson et de les nourrir de ses expériences de Bath.

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La maison de Jane Austen à Bath

Le biographe alimente ses souvenirs par des lettres de Jane adressées à ses neveux ou nièces mais surtout à Cassandra. Même si ces lettres ne sont pas intimes, le lecteur peut découvrir une Jane Austen intelligente, bienveillante et ironique à souhait. La parfaite compagne d'un après-midi de printemps passé dans un jardin à discuter sur un banc. James Edward nous présente également une auteur discrète dont l'activité littéraire est dissimulée à tous ceux qu'elle ne compte pas comme ses proches. Malgré cela, elle est déterminée à écrire autant qu'elle le peut. Peut-être avait-elle déjà compris que les générations futures aimeraient passionnément ses héroïnes et ses héros et que nous aurions tant besoin de son ironie mordante pour rire sous cape et de ses histoires qui réchauffent les cœurs.

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Chawton

Sous la plume de James Edward, Jane Austen semble parfaite. Qu'importe si l'image de la romancière a été truquée, embellie et qu'elle soit placée sur un piédestal ! C'est cette Jane là que le lecteur a besoin d'imaginer.

La lecture de cette biographie fut un vrai moment de plaisir. J'étais ravie de pouvoir découvrir un chapitre supprimé de Persuasion et remplacé par celui de la si belle lettre du capitaine Wentworth. Quelle délice de découvrir ces quelques lignes inconnues de Jane Austen ! Ce livre m'a permis également de me plonger dans les propres souvenirs de mon voyage d'avril à Bath et à Chawton. Je me suis retrouvée de nouveau dans la rue de la maison de Jane Austen à Bath et  à arpenter le cottage et le jardin de Chawton.

Je remercie vivement Les éditions Bartillat pour cette lecture.

Lu dans le cadre du challenge A year in England chez Martine

Fanny

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04/12/2016

La fille du professeur, Joann Sfar et Emmanuel Guibert et Agatha Christie, le chapitre disparu, Brigitte Kernel

Ces dernières semaines, j'ai lu une bande dessinée et un livre qui entraient dans le cadre du challenge A year in England chez Martine mais j'ai hésité puis tardé à en parler sur le blog. J'ai décidé de le faire finalement mais de manière assez brève.

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Sur un coup de tête et après un coup de coeur pour la couverture, j'ai acheté récemment La fille du professeur d'Emmanuel Guibert et de Joann Sfar. Ce dessin en couverture plonge immédiatement le lecteur dans le Londres de la fin XIXe siècle et je n'en avais pas besoin de plus pour me laisser persuader.

Cette bande dessinée est une comédie romantique farfelue. Liliane, la fille d'un archéologue, est amoureuse d'Imotep IV, un pharaon momifié retrouvé par le professeur. Tous deux se sentent prisonniers de l'archéologue : Liliane, sa fille unique doit lui obéir, Imotep IV est sa momie. Ils décident de s'enfuir ensemble mais rien ne se passe comme prévu et des aventures loufoques les attendent: ils rencontrent une autre momie, font irruption dans Buckingham Palace et se font également enlever. Cette succession de péripéties rocambolesques rythme toute la bande dessinée et crée des scènes rigolotes.

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J'ai adoré les dessins et leur colorisation. Ils sont poétiques et rappellent des peintures impressionnistes ou des aquarelles aux couleurs vaporeuses ou sépia. Cependant, l'intrigue pleine de rebondissements ne m'a pas totalement convaincue.

 

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Agatha Christie est l'une des grandes héroïnes de mon adolescence. Sa personnalité et sa vie m'ont toujours intriguée; j'avais commencé la lecture de son autobiographie sans jamais l'achevée. Lorsque ce livre est paru l'an dernier j'ai immédiatement eu envie de le lire.

Durant l'hiver 1926 la célèbre Agatha Christie disparaît pendant 11 jours. Où est elle ? Que lui est-il arrivé ? Nul ne le sait à l'époque, la presse s'empare de l'affaire et encore aujourd'hui le mystère reste total. Agatha Christie a passé sous silence cette disparition dans son autobiographie. En se glissant dans l'esprit de la reine du crime, Brigitte Kernel retranscrit ces 11 jours. À cette époque, Agatha Christie est déjà une auteur reconnue et admirée, elle se remet difficilement du décès de sa mère et son premier époux demande le divorce afin d'épouser sa maîtresse. Agatha fait alors ce qu'elle sait faire de mieux: elle crée une énigme et élabore minutieusement sa propre disparition comme elle le ferait pour l'un de ses personnages.


Ma lecture de ce roman fut compliquée parce que j'avais de fausses attentes dès le début. Sans me renseigner sur le contexte de cette disparition, j'ai toujours imaginé que pendant ces 11 jours, l'intrépide Agatha Christie était partie dans un pays lointain à la recherche d'aventures, mais il n'en est rien. J'ai été déçue par cette lecture parce que je ne me suis pas particulièrement attachée à l'héroïne de mon adolescence. Je l'ai trouvée peu crédible. Je préfère conserver l'image de mon Agatha Christie, téméraire et intrépide, quand bien même elle serait fausse. Mon imagination et l'image d'Agatha Christie donnée par ce roman étaient bien trop éloignées.

Avez-vous lu ce roman ou cette bande dessinée ? Qu'en avez-vous pensé ?

Fanny

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18/11/2016

La scène des souvenirs, Kate Morton

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J'ai découvert pour la première fois Kate Morton sur le blog de Claire et j'avais acheté ce roman depuis quelques temps mais je ne l'avais pas encore sorti de ma bibliothèque. C'est chose faite désormais !

Laurel retourne dans le Suffolk, sur les pas de son enfance, pour se rendre au chevet de sa mère, Dororthy, qui est sur le point de mourir. Elle y retrouve ses trois plus jeunes sœurs et son unique frère. Malgré les circonstances, la fratrie est heureuse de se retrouver et de se souvenir, ensemble, de leur enfance heureuse vécue sous les yeux aimants de leurs parents. Rose, une jeune sœur de Laurel, a trouvé dans les affaires de Dorothy un exemplaire de Peter Pan dans lequel une photographie était glissée. Deux jeunes femmes, sa mère et une inconnue, sourient à l'objectif du photographe. Qui est cette autre femme dont Dorothy n'a jamais parlée ? Qui est cette Vivien qui a offert Peter Pan à sa mère et a noté sur la page de garde cette inscription: Une amitié véritable est une lumière dans les ténèbres ? Ce mystère éveille en Laurel une autre énigme de son adolescence, refoulée avec le temps. Un jour, alors qu'elle se posait mille et une questions sur sa vie d'adolescence, perchée dans la cabane dans un arbre, un homme inquiétant s'approcha de la maison familiale. Seuls Dorothy et Gerry, encore bébé, étaient présents dans la maison. Lorsque Dorothy vit cet homme dans le jardin, elle sortit, échangea quelques mots avec lui et le poignarda. L'affaire fut rapidement classée par la police. Avec la découverte de cette photographie, les interrogations de Laurel, seule témoin consciente du meurtre, apparaissent de plus belle. Adulte désormais et sur le point de perdre sa mère, elle se rend compte qu'elle ne sait rien de la vie de Dorothy avant son mariage. Laurel décide alors de repartir sur les traces du passé de sa mère à Londres durant la seconde guerre mondiale.

La scène des souvenirs est un roman construit de manière très intelligente et ingénieuse. La construction des chapitres qui alternent les lieux et les époques pourrait être confuse mais Kate Morton ne perd jamais son lecteur. La structure du roman en elle-même est très ambitieuse et se concentre sur trois grandes figures féminines: Laurel, Dorothy et Vivien. Les trois personnages sont très attachants, un seul petit bémol pour Dorothy qui est parfois agaçante. Chaque époque et chaque personnage apporte de nouvelles pièces pour le puzzle que le lecteur tente de construire en même temps que Laurel. Au fur et à mesure, le lecteur et Laurel émettent des hypothèses sur le mystérieux passé de Dorothy mais Kate Morton bouleverse toutes les cartes à la fin et crée un véritable effet de surprise. Malgré quelques longueurs au centre du roman dans les chapitres concernant Dorothy, l'ensemble du roman et surtout la fin sont très réussis. J'ai également beaucoup aimé les thèmes abordés par Kate Morton : la mémoire, l'enfance, la fratrie et certaines pages sur ces sujets sont très poétiques.

Pour toutes ces raisons, je suis certaine de vouloir poursuivre la lecture des romans de Kate Morton. 

"Curieuse sensation que de se retrouver dans ce refuge si riche de souvenirs d'enfance, d'y croiser le regard de son visage adulte et creusé de rides. Comme Alice tombant dans le terrier du lapin - ou plutôt, y retombant, cinquante ans plus tard, et se rendant compte qu'elle était la seule à avoir changé."

 

Lu dans le cadre du challenge A year en England chez Martine. 

Fanny

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17/09/2016

Le témoignage du pendu, Ann Granger

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Le témoignage du pendu est le cinquième volume des enquêtes de Benjamin et Elizabeth Ross. Mills, un condamné à mort, demande comme dernière volonté de s'entretenir avec l'homme qui l'a arrêté: Benjamin Ross. Avant de mourir, il veut soulager sa conscience : pendant dix-sept il a gardé le silence mais aujourd'hui il veut témoigner sur un crime dont il a été le témoin. Piégé par l'orage en pleine campagne, Mills chercha refuge dans la seule maison des alentours. Il s'approcha de cette maison et aperçut par la fenêtre un vieil homme se faire tuer par une jeune femme. Effrayé, il fuit et se tut pendant dix-sept. Benjamin Ross ne sait que penser: Mills dit-il la vérité ou est-ce une astuce pour retarder sa condamnation à mort? Lizzie se propose alors pour retourner sur les lieux, retrouver cette maison et le nom de la victime. Alors que Mills est exécuté et que le couple Ross espère trouver assez de preuves pour ouvrir officiellement l'enquête, Monsieur Canning, bourgeois londonien, déclare que sa femme et sa fille ont été enlevées par des malfaiteurs à la recherche d'une rançon. Le doute s'installe dans l'esprit de Benjamin: il pense avoir aperçu la veille cette femme et son enfant dormant sous un pont de Londres. Benjamin et Lizzie devront alors résoudre deux mystères : comprendre la disparition de Madame Canning et Charlotte afin de les retrouver vivantes et trouver des preuves pour confondre une meurtrière qui a échappé à la justice pendant dix-sept ans.

Ce cinquième tome est, selon moi, le moins réussi de tous. Mon ressenti est mitigé: j'étais ravie de retrouver ce couple pour une nouvelle enquête et l'ambiance de l'Angleterre du XIXe siècle décrite par Ann Granger me plait toujours autant. Mais cette double intrigue ne m'a pas convaincue. Le début était prometteur mais la disparition de Madame Canning et sa fille vient se greffer à la première enquête sans apporter de véritable intérêt à l'histoire. L'enquête de la disparition est intéressante parce qu'elle décrit la condition féminine et les malheurs que les femmes du XIXe siècle devaient fatalement subir. Mais elle n'est pas intéressante en elle-même et elle est vite résolue par le lecteur. L'intrigue concernant le meurtre vieux de dix-sept est plus palpitante mais elle s'essouffle à cause de la seconde enquête qui l'a ralentie. Enfin, Lizzie Ross n'est pas assez présente à mon goût.
J'espère que cette petite déception avec Le témoignage du pendu sera effacée par un sixième volume qui aura les qualités des volumes précédents !

Fanny

Lu dans le cadre du challenge XIXe siècle chez Fanny et de A year in England chez Titine.

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29/06/2016

L'été avant la guerre, Helen Simonson

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Beatrice Nash arrive à Rye, petite ville rurale du Sud de l'Angleterre, durant l'été 1914. Elle est la nouvelle professeur de latin de l'école de Rye. Orpheline depuis peu, Beatrice sait que ce poste lui permettra de s'affranchir de la tutelle de sa tante bourgeoise et de mener la vie qu'elle souhaite en restant célibataire et en écrivant. Agatha Kent, femme à fort caractère influente dans le village, l'accueille, la chaperonne et lui présente le beau monde du village mais aussi les familles moins fortunées. Beatrice rencontre également les deux neveux d'Agatha: Daniel, poète cynique, extravagant et d'une grande beauté et son cousin Hugh, médecin intelligent et drôle. Beatrice n'est pas insensible aux charmes de Daniel et à l'intelligence de Hugh. Elle s'attache également à Agatha qui la défend et la protège des attaques de la femme du maire, Bettina Fothergill, première concurrente et ennemie d'Agatha. Le cercle d'Agatha Kent compte également un écrivain de renom que Beatrice admire, la fille du pasteur militant pour le droit de vote des femmes, des bourgeoises et plus tard un professeur belge réfugié en Angleterre avec sa fille. Alors que Beatrice rêve de publier un recueil des lettres de son père, que Daniel désire créer une revue poétique avec un ami et que Hugh fait des projets matrimoniaux et professionnels, la guerre est déclarée. Elle chamboule la vie de tous les personnages: homme et femme, envoyé au front en France ou resté en Angleterre.

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Les personnages imaginés par Helen Simonson sont très attachants. Ils sont le point très positif du roman: ils sont intelligents, drôles, sensibles et ne peuvent laisser insensibles. J'ai adoré les échanges sarcastiques ou moments de tendresse entre Daniel et Hugh. Agatha Kent est également très vive, tendre et drôle. La petite "guéguerre" qu'elle mène contre l'épouse du maire pour avoir la plus grande influence possible dans le village est très drôle. Helen Simonson a su équilibrer des instants de légèreté et d'ironie et d'autres tragiques et touchants dans son roman. La fin est très réussie et particulièrement émouvante. 

J'ai trouvé que le roman était un peu trop long, particulièrement au début. J'ai cru que Beatrice occuperait dès les premières pages son poste de professeur et que la guerre serait déclenchée très rapidement. Le début est trop long mais je crois que l'auteur avait tout de même besoin de tout ce temps pour créer une certaine ambiance et pour nous présenter tous les personnages du village. L'ambiance est réussie : entre ragots, guéguerres, amitiés, vieilles rancunes, rivalités, le lecteur s'amuse de tous ces personnages et a vraiment l'impression de faire partie du village. On a un peu l'impression de se trouver dans le village de Donwnton Abbey ou dans celui des Dames de Cranford d'Elizabeth Gaskell.

Helen Simonson parvient également à dresser le portraits des laissés pour compte du début du Xxe siècle: les femmes et les pauvres. Les femmes sont encore les gentilles marionnettes qui doivent faire ce que la société attend d'elles: Beatrice ne peut pas disposer de son héritage comme elle l'entend, elle ne peut pas affirmer qu'elle écrit sans se faire traiter d'idiote, l'intelligente Abigail a été retirée de l'école car elle doit être une sage petite servante, Mme Witte, divorcée et écrivain à succès est la pariât du village. Les pauvres sont destinés à le rester et même le directeur d'école n'espère pas que la culture et l'enseignement puissent leur permettre une ascension sociale. Beatrice semble être l'héroïne du roman mais de nombreux personnages ont une place très importante. Helen Simonson a dressé le portrait des hommes et des femmes de toute une époque qui s'apprête à sombrer dans l'horreur.

L'été avant la guerre contient des longueurs mais reste une lecture agréable. Les personnages intelligents, drôles et l'ambiance créée dans le roman sont plein de charmes.

Je remercie les éditions Nil et Babelio pour cette agréable lecture !

Fanny

Lu dans le cadre du mois anglais chez Cryssilda et Lou et dans le cadre du Challenge Première guerre mondiale chez Claire. 

 

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09/06/2016

Le cottage natal de Thomas Hardy et Max Gate, Dorchester

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Voici enfin le second billet sur mon voyage en Angleterre ! Je me replonge avec plaisir dans ce voyage avec mes photos et les livres que j'ai achetés sur place. Vous pouvez agrandir les images si vous le souhaitez en cliquant dessus.

Le mercredi 13 avril, avant d'aller à Chawton nous avons passé la journée à Dorchester. Après avoir tant aimé les oeuvres de Thomas Hardy mais aussi Hiver de Nicholson je rêvais de visiter le cottage de Thomas Hardy. Contrairement à ce que je croyais après ma lecture du roman Hiver, l'auteur n'a pas vécu toute sa vie dans ce cottage.

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Avant les visites, nous avons pique-niqué dans la forêt qui entoure la maison natale de Thomas Hardy. La mise en scène de la découverte de la maison est incroyable. Le visiteur doit choisir un sentier de randonnée: celui de 15 minutes ou celui de 35 minutes. Ce chemin le mènera jusqu'à la maison de l'auteur qu'il pourra apercevoir depuis un promontoire avant d'arriver sur les lieux. Le cottage de la famille et le jardin sont plein de charme. Construit par son grand père, le cottage abrita la famille sur plusieurs générations. Thomas Hardy est né dans ce cottage, entouré par ses deux soeurs et son frère. Thomas Hardy a écrit ses premières oeuvres dans ce cottage dont Loin de la foule déchaînée. Dans chaque pièce, nous pouvons trouver un petit livre qui contient tout ce qu'il y a à savoir sur l'endroit et sur ses habitants. On apprend alors, qu'un jour, la mère de Thomas Hardy a trouvé un serpent dans le berceau de l'enfant endormi ou encore que l'auteur aimait se trouver dans la cuisine avec sa grand-mère pendant qu'elle repassait et qu'elle lui racontait la vie de Napoléon. Le cottage, le jardin, le décor qui l'entoure sont très émouvants. Avec ce ciel bleu, j'avais l'impression de me trouver dans l'endroit le plus apaisant au monde. Si le paradis existe, j'imagine qu'il ressemble à cet endroit ! Plusieurs petites randonnées sont possibles autour du cottage et sont très agréables à faire.

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Ensuite, nous avons repris la voiture pour aller visiter Max Gate, la maison dessinée par Thomas Hardy et construite par son frère après les succès littéraires de l'auteur. Max Gate est une belle et grand demeure mais qui n'a pas tout le charme du cottage. Thomas Hardy a vécu dans cette maison avec ses deux épouses, il y a écrit la majorité de ses oeuvres et il y est décédé.

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L'accueil est exceptionnel. Les gens qui travaillent dans Max Gate sont véritablement passionnés par Thomas Hardy et ils étaient si heureux de voir des Françaises de moins de 60 ans que nous avons été traitées comme des reines ! Nous avons d'abord été reçues comme Thomas Hardy recevait ses invités: nous nous asseyons près de la cheminée, le guide s'assoit quant à lui dans le siège principal, à la place de Thomas Hardy et nous raconte l'histoire de l'auteur et de la maison. Wessex, le chien favori de Thomas Hardy est même présent près de la cheminée sous la forme d'une peluche. Aucun objet de la maison n'est d'époque donc le guide vous encourage à toucher les bibelots ou à s'asseoir où l'on veut pour avoir l'impression d'être un hôte de Thomas Hardy. J'ai adoré cet aspect de la visite. Le jardin est magnifique également.

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Nous nous sommes ensuite promenés dans Dorchester qui est une petite ville agréable. Nous avons pu voir la maison qui a inspiré la demeure du héros dans  Le Maire de Casterbridge mais aussi la statue de Thomas Hardy qui fut inaugurée par son ami James Matthew Barrie.

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Le lendemain matin, avant de reprendre la route pour Chawton, nous sommes allées jusqu'à Stinsford qui est un hameau collé à Dorchester afin de visiter l'église dans laquelle Thomas Hardy a été baptisé et qu'il avait l'habitude de fréquenter. La dépouille de Thomas Hardy se trouve à l'Abbaye de Westminster à Londres mais son coeur est enterré dans le petit cimetière accolé à l'église auprès de sa famille et de ses deux épouses.

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Comme vous l'avez certainement compris, j'ai été extrêmement émue par cette journée et par ses visites. Je réalisais l'un de mes rêves. Si un jour vous avez l'occasion de visiter Dorchester et ces deux maisons, n'hésitez surtout pas !

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Fanny

Billet écrit dans le cadre du mois anglais et de la journée consacrée à la campagne anglaise organisés par Lou et Cryssilda 3127445033.jpg